BAR{ré(E)}(S)

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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AU GRANVILLE/air ET TOUT AUTOUR
1/11
— Tout est parti de ton rade Bruce.
— Ce n’est pas mon problème ce qui t’est arrivé Julien.
— Et pourtant si. Si tu avais fait ce que je t’avais demandé et que tu avais accepté de faire, rien aurait eu lieu.
— Je ne veux plus jamais que tu remettes les pieds au GRANVILLE/air, même trois ans après les faits.
— Quels ont était les faits le marlou ?
— Je t’ai dit que je m’en fiche. Dégage maintenant l’artiste ou je te casse la gueule.
— Oh le parisien, tu t’es cru où là ? Je ne suis pas dans ton bar. Regarde bien, je suis dans la rue juste devant. Ton serveur s’est pris pour le patron de ses patrons et toi tu as fait la carpette. Je vais être plus exhaustif dans le TOME 2 de ma trilogie, mais pour résumer, en 2019 ton serveur Yacine a pris la mouche quand il a vu que j’avais pris sa copine-cliente en photo malgré le fait que je lui ai coupé la tête dans l’image. Elle, parce qu’elle est bardé de tatouages, disait qu’on la reconnaissait tout de même. C’est sûr qu’une meuf tatouée comme une bande dessiné aujourd’hui il y en a très peu. N’est-ce pas la petite boule ?
— C’est bon arrête. C’est vrai que toutes nos serveuses sont de vrais romans graphiques aujourd’hui. Mais…
— Y’a pas de mais. Un mois après l’incident, Yacine m’a servi un café que j’avais commandé dans ton bar alors que j’étais attablé seul en ta terrasse. Et un an après, alors que j’étais à ton comptoir avec Greg le cordiste, j’ai passé ma commande et il m’a dit non.
— Oui c’est ce que tu m’avais raconté à l’époque.
— C’est qui le patron ? Lui ou toi ? J’attends Bruce. Je vais ajouter mes textes au fur et mesure maintenant. Lolo du Lounge Étoilé les connaît tous par cœur. Et comme je l’ai dit, c’est ici que je grave dans le marbre et pas sur Instagram. Linda l'a bien compris, et c'est une pro.
AU LOUNGE ÉTOILÉ ET TOUT AUTOUR
2/11
— J’ai peur. Je ne dors plus Julien.
— Ben oui Lolo, tu t’attendais à quoi ?
— Je veux te rendre ton triptyque(S){PANORAMIQUE(s)} transformé, je suis sûr que c’est à cause de lui. Il est signé mais pas tamponné.
— Alors il ne vaut rien.
— S’il te plaît reprends-le l’artiste. Pourquoi as-tu dormi autant de temps ? Te retourner le cerveau pour des êtres aussi insignifiants que nous.
— Je n’ai pas tant pensé à vous le marlou. Tu as arrêté de boire ?
— Il n’y a que ça qui me fait tenir mon ami. La blonde qu’on s’est passé de la main à la main avec Stevie n’en peut plus. Il faudrait que tu t’occupes d’elle.
— Tu sais qu’elle tape dans l’œil, mais je ne crois pas qu’elle est très envie avec moi.
— S’il te plaît le méditerranéen, c’est ma réputation qui est en jeu. Toi tu t’en fous, mais pour la plupart d’entre-nous c’est indispensable.
— Capitaliste(S).
— Je ferais n’importe quoi pour la récupérer. Et puis se faire cocu par toi serait un honneur.
— Je suis très occupé tu sais.
— Please.
— Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne te promets rien.
3/11
Ça monte les vues sur @tripleaim avec ton portrait épinglé dans mes réels Lolo. 1437. Toi tu es comme la mozambicaine, t’iras jusqu’à la mort*. Tu sais ce que je crois Lolo, tu n’es pas le seul que j’ai étrillé ici, mais je pense qu’une de ces personnes pour se racheter auprès de moi va me ramener ta tête. J’ai rarement eu à faire à con pareil. La partie vous l’avez perdue quand vous m’avez craché dessus et tu t’es enterré avec tes lieutenants quand tu m’as volé mais affaires. You will be wanted.

P.-S. Dis à Stevie qu’il ne me fait pas peur. Hier il a dû croire que je fuyais. Il m’a menacé à l’identique après que vous m’ayez craché dessus, et rappelle-toi, Nacer de La Barjavelle a eu le bon réflexe. Ce serait la dernière chose à faire de lever la main sur moi mon ami. Bon courage le marlou.

4/11
— Laisse-moi faire une dernière photo Luna.
— Pas comme ça Julien… Oui c’est mieux. On a encore cinq minutes. Embrasse-moi.
— Bon voyage.
— Tu dois aller récupérer tes affaires aux objets trouvés tu m’as dit.
— Oui j'y vais maintenant. On va voir ce qu’il reste de ce que Lolo du Lounge Étoilé m’a volé.
— Fais attention Julien.
— Je vais mettre fin à cette mafia. Ces trous du cul ont des enfants et ils pensent qu’ils vont les faire passer à travers.
— Ce que je perçois c’est qu’il ne fait pas bon être ton adversaire.
— Deux nuits passées avec moi et ton français est impeccable Luna.
— Toi par contre ton italien reste à désirer. Ne jamais être impavide comme eux, avoir peur, celle qui conserve, pas celle qui paralyse, pour être implacable. Défonce-les et peut-être qu’un jour nous nous reverrons ?
— Je le crois.
— Je n'irai pas suivre ton Travail sur les réseaux sociaux. Je n'aime pas ça.
— Moi peut-être encore plus que toi. Mais je suis artiste, je dois aller là où ça se passe.
— Ne laisse pas faire avec tes fils*. Take the power back.
— Reçu la bolognaise végétarienne.
— Va fan culo.

* Cette phrase disparaîtra quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le TOME 3 de LE FLUX ET LE REFUS.
5/11
— Ce n’est pas seulement dans la dope que tu trempes Lolo, tu as aussi un pied dans le proxénétisme avec Tabaco.
— Tu ne peux rien contre nous. Il faisait quoi ton grand-oncle Nani dans son bar à l’époque à Marseille ?
— Ah le napolitain. Santo. Tu en sais des choses sur moi Lolo.
— J’ai mis mes tueurs sur ta piste l’artiste. Si ce n’est pas moi ce sera la bande à Papacito qui te fera la peau.
— Quelle importance maintenant. C’est ça ta vie le marlou ? C’est avec une balle dans la bouche que tu finiras et c’est toi qui pressera la détente.
— Ah ah, regarde sur mon profil Instagram, j’ai mis un de mes enfants en couverture.
— C’est ce que je dis.

6/11
— Oh Julien.
— Hey Greg.
— Comment va ?
— Good and you?
— Ici au Chiquito ?
— C’est mon QG à présent. Et toi ?
— Je l’ai dit à Lolo du Lounge Étoilé : « Je suis chez moi dans ton bar. Je te laisse la piscine chez toi. »
— Avec tout ce que tu as lâché chez eux, tu mérites le cordiste.
— Par contre toi ce qu’ils t’ont fait…
— Ils vont le payer.
— Avec les intérêts je présume l’artiste.
— Laissons ça pour l’instant. Quelle année ?
— Un an de plus que toi mon pote.
— Passe à l’exposition, il y a la photo de ta fille prise devant leur rade qui joue.
— Je fais mon possible. Et si je viens c’est avec elle. Tu es repassé au GRANDVILLE/air ?
— La semaine prochaine.

IT'S BALTIMORE GENTLEMEN, THE GODS WON'T SAVE YOU


“You can go a long way in this country killing black folk, young males especially.”
Wendell Pierce

The wire (2002-2008)

7/11
— Que s'est-il passé mon ami ?
— La publication a été censurée.
— Comment est-ce possible l'artiste ? Ce ne peut être pour l'image.
— Le texte Lolo.
— Mais il était en ligne sur un autre post depuis plus de deux mois. C'est fou cette histoire. Tu dois avoir une sauvegarde de la chose. Et puis il y a ton site internet qui va sûrement accueillir tous ces textes très bientôt non ?
— Écoute le marlou, moi tout ce que je vois c'est que Stevie est une petite bite comme Papacito.
— C'est vrai qu'il est assez décevant sur ce coup-là. T’avoir bloqué immédiatement après que tu l’es repéré sur Instagram. Moi je tiens bon.
— C’est grâce à toi tu sais.
— Comment ça ?
— Il m’a suffit d’aller sur ton compte qui te sers de vigie et de me rendre sur la troisième et dernière section de ta mosaïque.
— De quoi tu parles Julien ?
— Ton associé Stevie t’as pointé sur des photos qu’il a posté sur son compte où il s’est lui-même identifié.
— Quel con.
— Ils doivent faire la même taille avec notre facho national. Tu crois que je pourrais ?
— Te servir de lui comme sparring partner, mais quelle bonne idée le méditerranéen. On doit se voir aujourd'hui, je lui en parle.
— Merci et claque la bise à la blonde, elle m'a semblé un peu tendue du string sur le parvis du tramway hier.
— Elle ne porte pas de culotte Julien, elle sait que ça m'excite.
AU DEUX-TIERS AU CARRÉ ET TOUT AUTOUR
8/11
— Viens ici toi.
— Oui.
— Casse-toi.
— Mais on est dans la rue le petit con du Deux-Tiers au Carré.
— Je vais t’en mettre une sale pédé. T’as pas de couilles.
— Toi t’en a eu pour me cracher dessus en dernier au Lounge Étoilé après que Lolo, Stevie et Nacer aient introduit.
— Retiens-moi, je vais le bousiller cet enculé.
— Ton ancien amant Noah est aussi là Titouane. Lui aussi m’a dit casse-toi du bout des lèvres avec son regard de cocker. Jolie sa nouvelle coupe peroxydée.
— Va porter plainte Julien, tu as tout pour les faire tomber.
— Je suis artiste, la police et la justice ont autre chose à faire en ce moment. Ils ont encore une partie de mes affaires.
Quand j’aurai tout retrouvé comme avant j’arrêterai.
— Tu joues un jeu dangereux frangin, c’est toi seul contre tous.
— Je ne suis plus si seul à présent madame. C’est sûr que si toi, Arnaud ou Bruno vous bougiez ne serait-ce que le petit doigt…
— Non Julien, tu vas devoir te débrouiller seul comme souvent.
— On se voit bientôt sur Arles.

PUISQUE RIEN NE DURE VRAIMENT

PIM LE CHAT (1/1)
« Qu'on les adore, qu'on les jalouse, comme des maîtresses andalouses, qu'on leur élève des statues, qu'on les affiche dans les rues, mais au matin d'un nouveau jour, qu'on les piétine, qu'on les insulte, qu'on établisse de nouveaux cultes, et qu'on les oublie pour toujours, puisque rien ne dure vraiment. »

Michel Berger - Les princes des villes (1983)
AU RELOU ET TOUT AUTOUR
9/11
— Combien pour ton jus d’oranges pressées Djamel ?
— 2,50 € Julien.
— Sa mère, tu sais à combien ils font la même quantité au bar-tabac Le Relou à 100 mètres d’ici ?
— Non dis-moi.
— 4 €.
— Ah c’est abusé. Mais ce n’est pas tes potes là-bas ?
— Mes potes ce sont Nadir et Kim qui sont partis, pas ce fils de pute qui m’a mal parlé ce matin.
— Pourquoi tu ne lui as pas cassé la gueule ?
— Il fait le barbeau quand il est derrière son comptoir avec ses obligés qui ricanent systématiquement à toutes ses blagues.
— Ça me rappelle tes aventures avec Lolo au Lounge Étoilé.
— Et oui, leur défoncer la gueule ça ne sert à rien. Il faut leur mettre le compte là où ça leur fait vraiment mal.
— La réputation l’artiste.
— Exactement le chawi.
CHEZ GEORGES ET TOUT AUTOUR
10/11
— Salut Samuel.
— Comme vas-tu mon ami ? Longtemps qu’on ne sait vu.
— Je serai dans ta ville le mois prochain.
— Great. Tu sais où me trouver.
— Faut que ça s’arrête à un moment.
— Tu parles de quoi Julien ?
— Ben de George.
— Sand ?
— Monsieur à l’œil. Oui il n’y pas de ‘S’ à la fin mais celui-là est un fake. Putain ce sale juif est vraiment con comme ses pieds.
— Hey c’est de mon ethnie dont tu parles ainsi. On ne peut pas faire tout ce qu’on veut, tout artiste qu’on est. Les princes tu connais ?
— Oui le Mossad.
— Ben lui s’en est pas. En tout cas s’il continue à te tricardiser ce ne sera qu’un vulgaire mafioso. Silver est la solution.
— On ne sait pas trop avec elle. Elle m’a dit que c’était un as des réseaux.
— On dirait qu’elle a trouvé plus fort qu’elle. Et qu’est-ce qu’on fait dans ces cas là l’artiste ?
— On pose un genou à terre même quand on habite à Marseille. Parce que ce n’est pas moi qui est commencé.
— Peut-être même que ces deux-là fricotent ensemble, parce que lui il a un peu l’habitude.
— Nous inviter à déjeuner avec Suzy…
— Ils vont le faire, ils n’ont pas le choix. Patience.
— Tu es comme une mère juive pour moi Samuel. J’en ai déjà eu deux tu sais et c’était aussi des hommes.
— Oui je suis au courant, mais l’une d’entre elles était une vraie tapette. Toujours tristement hétérosexuel ?
— Nobody is perfect.
— Nos préférences divergent, mais nous deux jouer du pipeau ce n’est pas notre instrument.
— Je passe te voir le mois prochain.
— Mazal Tov.
À LA PELLE QUI COOL ET TOUT AUTOUR
À L'OPÉRA
11/11
— Lors d’un de mes runs dans ta ville, je suis tombé nez à nez devant l’entrée de l’église Samuel. Je suis rentré pour faire mes ablutions et la sœur de l’Apple Store Opéra m’a dit : « Asseyez-vous ici monsieur, il y a la queue pour le confessionnal. » Je lui ai répondu : « Je ne suis pas pressé madame, j’ai toute la vie. » Elle m’a répondu : « Alors discutons l’artiste. » Elle m’a tout dit et tout donné sans retenue.
— De quoi parles-tu Julien ?
— De GIMP.
— Anciennement ‘The GIMP’ est un outil de manipulation et de retouche d'image diffusé sous la licence GPLv3 comme un logiciel gratuit et libre. Une alternative à Adobe Photoshop.
— Tu t’y connais je vois.
— Ce logiciel est une aussi une alternative à Adobe Illustrator. Mais je ne comprends toujours pas.
— Nous avons aussi parlé de son choix d’arrêté sa carrière artistique : « J’ai jeté l’éponge. Je suis très bien ici. J’y ai trouvé ma place. »
— C’est respectable.
— Tout à fait. Elle m’a aussi dit : « Ici à Paris tu rencontreras les mêmes embûches qu’à Marseille dans les bars Julien. Tu vas t’en rentres compte à ton retour de Tenerife dans deux mois lors de ta tournée des grands ducs. Elles et ils vont être plus pros que dans la cité Phocéenne, mais ne t’y trompe pas, toutes ces maritornes et autres barmaids ne sont que des frustrés qui pètent plus haut que leurs culs. Elles et ils te communiqueront très facilement leurs comptes Instagram, mais ne t’attend pas à ce que ces petites prétentieuses et prétentieux te rendent la réciprocité quand tu les suivras. Par contre tu rencontreras d’autres personnes comme Rosette la dame du ‘Rayon Vert’. »
— Ça ne s’est pas forcément très bien passé avec elle le lendemain de votre rencontre.
— True. Je l’ai rencontré le jour qui a suivi notre virée avec Linda la vampe.
— Tu t’en es mis une belle ce soir là. Tu étais venu me rejoindre au petit matin à ta sortie de l’hôpital Bichat. Tu étais d’ailleurs resté très mystérieux sur le rôle qu’avait joué ce lieu durant cette soirée.
— Tu n’en seras pas plus, il ne faut pas croire que je raconte tout.
— Ce qui t’arrange.
— En l’occurence, ça ne me porterait aucunement préjudice d’être plus disert. Rester évasif à ce sujet est bien plus drôle, tout autant pour elle que pour moi. J’ai vraiment pensé que nous allions faire un bout de chemin ensemble.
— Le grand amour.
— Non grand dieu. Disons que je me suis bien mis le doigt dans l’œil. Mais revenons à nos moutons.
— Même si tu y as mis le style, s’en prendre comme ça à Rosette c’était à la limite de la vulgarité.
— Rappelle-toi mieux Samuel, elle avait trouvé ma prose beaucoup trop triviale.
— Oui c’est vrai Julien et tu avais corrigé le tir. Une vraie démonstration. Ce fût encore pire, tu prenais le risque de la ridiculiser.
— Tu sais que je n’aime pas mettre des sous-titres à mon Travail. Je me sers de l’ambiguïté pour repérer les connes et les cons. Mais Rosette est loin d’en être une. Elle me suit à présent sur Instagram. D’un compte privé dont elle m’a aussi ouvert les portes.
— Oui car tu as pu t’en rendre compte, Marie la journaliste te suit aussi mais sans t’avoir laissé entrer.
— Elle est beaucoup plus jeune. Mais elle aussi est une personne intelligente.
— Décidément ce n’est qu’une histoire d’amour propre.
— Il en faut bien, mais de mon point de vu il ne doit pas être placé au même endroit que la plupart des gens.
— Preuve d’intelligence pour toi.
— La sœur de l’Apple Store n’en manque pas non plus. Pour ces tuyaux, à mon prochain passage à la capitale je lui offrirai une photo ou un dessin. Et je n’oublierai jamais la dernière phrase qu’elle m’a dite : « Julien, malgré certaines de tes histoires avec les femmes, il faut continuer à les aimer. »
— Décidément tu ne viendras donc jamais cueillir des fleurs dans mon jardin mon ami.
— Mazal Tov.

GIVE HIM A CRANBERRY JUICE


“Well, I'm the guy that tells you there are guys you can hit and there's guys you can't. Now, that's not quite a guy you can't hit, but it's almost a guy you can't hit. So I'm gonna make a fuckin' ruling on this right now. You don't fuckin' hit him. You understand?”
Ray Winstone

Martin Scorsese - The departed (2006)

BONUS
— Que le sirvo ?
— J’ai déjà eu ma bière ce matin, tu as des jus ?
— Ah mais je te reconnais toi. Tu l’as trouvée la plage pour te baquer ?
— Ne m’en parle pas, en sortant de ton rade j’ai pris à gauche par réflexe alors qu’il aurait mieux valu que je prenne à droite.
— Fatche de con, t’as fait n’importe quoi l’artiste. Et t’es revenu exprès pour moi ?
— Un peu.
— Tu ne sais pas si le patron est mon époux ou mon frère n’est-ce pas ?
— Non je n’ai pas osé te le demander.
— Tu as bien fait. Tu reviens quand ?
— Pour mon anniversaire.
— Et c’est quand ?
— En juin, le…
— Ne me dis pas. Ne me dis plus rien. Fraise. Oui c’est ça. Ça va te faire du bien. Et mon prénom tu l’auras en cadeau le jour J.
JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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