À L'OPÉRA
11/11
— Lors d’un de mes runs dans ta ville, je suis tombé nez à nez devant l’entrée de l’église Samuel. Je suis rentré pour faire mes ablutions et la sœur de l’Apple Store Opéra m’a dit : « Asseyez-vous ici monsieur, il y a la queue pour le confessionnal. » Je lui ai répondu : « Je ne suis pas pressé madame, j’ai toute la vie. » Elle m’a répondu : « Alors discutons l’artiste. » Elle m’a tout dit et tout donné sans retenue.
— De quoi parles-tu Julien ?
— De GIMP.
— Anciennement ‘The GIMP’ est un outil de manipulation et de retouche d'image diffusé sous la licence GPLv3 comme un logiciel gratuit et libre. Une alternative à Adobe Photoshop.
— Tu t’y connais je vois.
— Ce logiciel est une aussi une alternative à Adobe Illustrator. Mais je ne comprends toujours pas.
— Nous avons aussi parlé de son choix d’arrêté sa carrière artistique : « J’ai jeté l’éponge. Je suis très bien ici. J’y ai trouvé ma place. »
— C’est respectable.
— Tout à fait. Elle m’a aussi dit : « Ici à Paris tu rencontreras les mêmes embûches qu’à Marseille dans les bars Julien. Tu vas t’en rentres compte à ton retour de Tenerife dans deux mois lors de ta tournée des grands ducs. Elles et ils vont être plus pros que dans la cité Phocéenne, mais ne t’y trompe pas, toutes ces maritornes et autres barmaids ne sont que des frustrés qui pètent plus haut que leurs culs. Elles et ils te communiqueront très facilement leurs comptes Instagram, mais ne t’attend pas à ce que ces petites prétentieuses et prétentieux te rendent la réciprocité quand tu les suivras. Par contre tu rencontreras d’autres personnes comme
Rosette la dame du ‘Rayon Vert’. »
— Ça ne s’est pas forcément très bien passé avec elle le lendemain de votre rencontre.
— True. Je l’ai rencontré le jour qui a suivi notre virée avec Linda la vampe.
— Tu t’en es mis une belle ce soir là. Tu étais venu me rejoindre au petit matin à ta sortie de l’hôpital Bichat. Tu étais d’ailleurs resté très mystérieux sur le rôle qu’avait joué ce lieu durant cette soirée.
— Tu n’en seras pas plus, il ne faut pas croire que je raconte tout.
— Ce qui t’arrange.
— En l’occurence, ça ne me porterait aucunement préjudice d’être plus disert. Rester évasif à ce sujet est bien plus drôle, tout autant pour elle que pour moi. J’ai vraiment pensé que nous allions faire un bout de chemin ensemble.
— Le grand amour.
— Non grand dieu. Disons que je me suis bien mis le doigt dans l’œil. Mais revenons à nos moutons.
— Même si tu y as mis le style, s’en prendre comme ça à Rosette c’était à la limite de la vulgarité.
— Rappelle-toi mieux Samuel, elle avait trouvé ma prose beaucoup trop triviale.
— Oui c’est vrai Julien et tu avais corrigé le tir. Une vraie démonstration. Ce fût encore pire, tu prenais le risque de la ridiculiser.
— Tu sais que je n’aime pas mettre des sous-titres à mon Travail. Je me sers de l’ambiguïté pour repérer les connes et les cons. Mais Rosette est loin d’en être une. Elle me suit à présent sur Instagram. D’un compte privé dont elle m’a aussi ouvert les portes.
— Oui car tu as pu t’en rendre compte, Marie la journaliste te suit aussi mais sans t’avoir laissé entrer.
— Elle est beaucoup plus jeune. Mais elle aussi est une personne intelligente.
— Décidément ce n’est qu’une histoire d’amour propre.
— Il en faut bien, mais de mon point de vu il ne doit pas être placé au même endroit que la plupart des gens.
— Preuve d’intelligence pour toi.
— La sœur de l’Apple Store n’en manque pas non plus. Pour ces tuyaux, à mon prochain passage à la capitale je lui offrirai une photo ou un dessin. Et je n’oublierai jamais la dernière phrase qu’elle m’a dite : « Julien, malgré certaines de tes histoires avec les femmes, il faut continuer à les aimer. »
— Décidément tu ne viendras donc jamais cueillir des fleurs dans mon jardin mon ami.
— Mazal Tov.