LES B-SIDES DU PANIER ET LE RESTE

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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— Tu ne m'as pas dit que tu avais un train à prendre pour les Cévennes ?
— Sorry I don't speak French.
— I think you was but you're not. I don’t have my glasses, I'm myopic.
— Me too. I’m Italian from Bologna. My name is Luna and you?
— It's written here.
— Oh you’re an artist.
— You want to come to see my exhibition now.
— Now I can’t, but later. At 3:00 PM, is it okay for you?
— For sure, but people who say they will come back don't.
— Not me.
— See you.
— Ciao.
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— You came back.
— I told you.
— Welcome. I hope you don’t need to pee cause you could be chocked by the photos in the toilet.
— I’m a nurse man.
— Really, my mother too.
— But I don’t like hospitals.
— How do you do?
— In the street.
— I have the perfect photo for you. You want to have diner with me?
— Sure but I’m vegetarian.
— Une bolognaise végétarienne.
— Che cosa?
— Nothing.
— Ti ho detto che non parlo francese Julien. Con il tuo nome come puoi non parlare la mia lingua?
— Squadra Azzurra team, captain during the 90's.
— Demetrio.
— My name is of Corsican origin.
— There is something else isn’t it?
— Yes, half Sicilian from Tunisia and an other quarter from Napoli.
— Minchia.
— But I speak Portuguese.
— You’ll tell me everything tonight.

L'OMBRE DE MES CRIS COMME UNE CIBLE

PIM LE CHAT 1/1
« L'ombre de mes cris, flèches invisibles, l'ombre de mes cris comme une cible, les mots inutiles, sourires illusoires, à vos questions futiles je réponds au hasard. »
Stephan Eicher - Combien de temps (1987)
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— Quelle année Luna ?
— 1998.
— It was a very good year.
— I’m sure you say that for all your playlists. Viens j’ai froid.
— Comment est-ce possible ? Il fait au moins 26 degrés.
— Viens.

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— Tu as vu Luna ?
— Je crois que je préfère les rats morts à ça.
— On a encore le temps, allons boire un café chez Fabien. C'est l’endroit où je me sens le plus en sécurité à Marseille.
— Vite alors.
— C’est quoi ta prochaine étapes la bolognaise ?
— Lyon puis le Portugal.
— Tu voyages léger. Quelqu’un t’as appris ?
— Oui. Allez dépêchons-nous.

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— Laisse-moi faire une dernière photo Luna.
— Pas comme ça Julien… Oui c’est mieux. On a encore cinq minutes. Embrasse-moi.
— Bon voyage.
— Tu dois aller récupérer tes affaires aux objets trouvés tu m’as dit.
— Oui j'y vais maintenant. On va voir ce qu’il reste de ce que Lolo du Lounge Étoilé m’a volé.
— Fais attention Julien.
— Je vais mettre fin à cette mafia. Ces trous du cul ont des enfants et ils pensent qu’ils vont les faire passer à travers.
— Ce que je perçois c’est qu’il ne fait pas bon être ton adversaire.
— Deux nuits passées avec moi et ton français est impeccable Luna.
— Toi par contre ton italien reste à désirer. Ne jamais être impavide comme eux, avoir peur, celle qui conserve, pas celle qui paralyse, pour être implacable. Défonce-les et peut-être qu’un jour nous nous reverrons ?
— Je le crois.
— Je n'irai pas suivre ton Travail sur les réseaux sociaux. Je n'aime pas ça.
— Moi peut-être encore plus que toi. Mais je suis artiste, je dois aller là où ça se passe.
— Ne laisse pas faire avec tes fils*. Take the power back.
— Reçu la bolognaise végétarienne.
— Va fan culo.

* Cette phrase disparaîtra quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le TOME 3 de LE FLUX ET LE REFUS.

I DON'T UNDERSTAND


“I believe I deserve some recognition from this board.”
Jesse Eisenberg

David Fincher - The social network (2010)

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