interlude{CHANDELLE}

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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MARIE ET AURÉLIEN
— Elle a porté plainte Aurélien.
— Mae de Déus, tu vas nous défoncer Julien. On ne pensait que tu deviendrais celui que tu nous avais dit.
— Ben je vais juste raconter ce qu’on voit sur la série, qui est sur mon site internet depuis 2020 et que vous avez validé tous les deux. En effet les planètes semblent s’aligner.
— Avec des détails dont je me serais bien passé. Et puis il y a toutes les images que tu fais jouer en bonus que tu n’avais pas sélectionné et qui à présent sont sur la page interlude{CHANDELLE} de ton site internet. Je suis vraiment désolé, je n’ai pas retrouvé la photo que tu m’as demandé quand je l’attrapais par sa crinière rougeoyante. Tu m’avais prévenu que tu n’allais pas la faire jouer. Je l’ai reçue, mais je préfère la garder au chaud dans mon portefeuille.
— Tu ferais quoi à ma place mon petit facho de pacotille ?
— Sûrement la même chose que toi si j’avais un peu de couilles.
— Elle te les tient bien depuis hein.
— Connard c’est à cause de ta série.
— Rappelle-toi, c’est toi qui a été le commanditaire.
— C’est sûrement la plus mauvaise idée que j’ai jamais eu de ma vie.
— Il a fallu que je te dise de te mettre au travail avec ta langue puisque ton angin n’était pas au rendez-vous.
— Ça va ça lui a plu tout de même.
— Tu m’étonnes. Je te passe les clins d’œils qu’elle me faisait pendant ta besogne.
— J’ai vu aussi qu’elle te faisait du pied sous la table pendant que nous dinions au Bouledogue.
— Je suis resté pro, je ne l’ai jamais touché ta meuf.
— True, même quand ta main était à trois centimètre de son sein, pas un pouet-pouet. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse maintenant l’artiste ?
— Ce que je lui ai dit de faire en 2023. Elle se coupe les cheveux ou elle se les teint en bleu, ou encore bald comme dans THX 1138, je m’en bas les yeuks.
— Et moi ?
— Tu changes aussi de coupe de cheveux, tu te rases la barbe et tout le corps et tu t’habilles en femme, capice? Je suis sûr que ça va la faire bander à Marie.
— Moi tu sais, maintenant que je suis comme un chien pour elle, je ferai tout ce que tu voudras l’artiste.
— À la bonne heure.
— Fais-moi signe quand tu seras sur Paris.
— Compte sur moi.

JE NE COMPTE PAS LE CHAT CAR LE CHAT EST EUNUQUE

PIM LE CHAT (1/1)
« Nous sommes trois, elle, lui, moi, moi, lui, elle et je tiens la chandelle.

Un baiser les boutonne, un baiser les unit.
Ma petite personne fait le jour et la nuit.
Dans les moments de gêne, je détourne les yeux.
Quand ça devient obscène, je tousse un peu.

Nous sommes trois, elle, lui, moi, moi, lui, elle et je tiens la chandelle.

Je ne compte pas le chat car le chat est eunuque.
Il préfère à tout ça s'enrouler sur ma nuque.
Et pendant qu'il ronronne, moi je me sens de trop.
C'est à cause de ma trogne qui effraie les oiseaux.

Nous sommes trois, elle, lui, moi, moi, lui, elle et je tiens la chandelle.

Et pourtant j'me sens mûr pour la belle aventure
Et j'irai à Cythère malgré le mal de mer.
Je me dis qu'un de ces jours, je passerai le flambeau
Et j'prendrai le paqu'bot pour la belle vie d'amour.

Mais je tiens la chandelle…
Qui tremblote sous la flotte car le temps s'adoucit.
Il va chercher des clopes et ça sent le roussi.
Quant à elle, elle est myope et j'me fais du souci.
J'ai bien peur qu'elle clabote, ma pauvre bougie.

Nous sommes trois, elle, lui, moi, moi, lui, elle et je tiens la chandelle.
Elle est morte, la pâlotte, quand il a claqué la porte.
Cependant je s'rais fier que ma chanson éclaire
De sa lumière blême, deux inconnus qui s'aiment.
Nous serions trois, elle, lui, moi, moi, lui, elle, je tiendrais la chandelle. »

Thomas Fersen - La chandelle (1999)

YOU DON'T KNOW WHAT IS LIKE


Alfonso Cuarón - Y tu mamá también (2001)


— Aurélien tu as réussi à parler avec Marie ?
— Qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse pour que ça s’arrêtes l’artiste ?
— J’arrive bientôt à Paris.
— Je n’ai très envie de te voir Julien.
— Toi okay, mais Marie n’a pas envie qu’on aille s’en jeter un petit avant de se retrouver à la barre ?
— Tu me l’as dit toi-même, vous allez bien vous foutre de la gueule des petits parisiens au commissariat à Marseille.
— Ça ne m’amuse pas, tu me crois au moins.
— Je sais que tu n’ai pas un crâneur. J’ai compris ton Travail au premier coup d’œil. Et d’ailleurs la rousse aussi. Sinon on ne l’aurait pas fait. C’était avec toi que c’était possible et personne d’autre.
— Vous m’avez fait confiance.
— Et on a eu raison.
— Alors pourquoi putain de merde ?!
— Parce que nous sommes des prétentieux. Comment peut-on revenir en arrière ? Est-ce seulement possible ?
— Of course. Vous m’achetez une œuvre, elle et toi. Et vous ne faites pas les pingres. Et nous revenons à la série d’origine.
— It’s fair. Mais les chances d’un twist de notre part sont minces.
— Ah bon pourquoi ?
— Ben parce que nous sommes des cons.
JULIEN ALBERTINI
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