« Sur Instagram chaque utilisateur créé son Flux. Julien s'en sert comme outil d'expérimentation. Il joue sur l'abondance, les images semblent être postées sans narration entre elles, des thématiques sont récurrentes, certaines apparaissent, d'autres disparaissent. Ces photos traduisent une lecture quotidienne et déambulatoire prise à travers un regard puis un smartphone. Il s'agit d'un quotidien, d'une projection, d'un instant, la partie d'un reste. Chaque image postée sur ce réseau est potentiellement à la vente. Puis de ce Flux il en crée un Reflux sur son site internet. Il l'utilise comme un outil de Travail et non de monstration, il sélectionne les images, les regroupe par thématiques, crée des séries, des dispositifs. Le dernier mouvement de cette profusion d'image ce passe sur un mur. De la virtualité à matérialité ces photos sont alors encadrées dans une banalité opérante à l'image de ses prises de vue. En ponctuation il y ajoute le Travail au stylo à bille et à la mine de plomb ou au pastel gras.
Il voit ses pièces comme un jeu, entre réalité socio-politique et économie de moyen. La photo tirée en 20 par 20 cm comme premier prix qu'il vend au 'kilo’. La photo signée et tamponnée à prix unique. Lectures multiples et prix multiples. Le Travail de Julien Albertini est prétexte à raconter une vision subjective du quotidien ou chacun peut se raconter sa propre histoire. » Amélie