PAPACITO

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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LES SANS-PEUR
1/10
Salut Georges, à croire que tu es plus futé que tes comparses. Il semblerait que tu es compris que me bloquer, non seulement ne sert à rien, mais révèle aussi un refus au combat. C’est très flatteur en vérité. Et oui quand on y pense, elle et ils affichent clairement qu’ils ont les pépètes*. Pour des sans-peur c’est pour le moins cocasse. Tu pourrais légitimement te poser quelques questions, mais je ne suis là pour te porter la lumière, je ne suis pas Lucifer et je me prends encore moins pour Dieu. Non, tu as été et tu restes mon vecteur de communication avec eux et je te respecte pour cela. Je n’ai pas l’habitude de me la raconter et encore moins de crâner. Donc préviens-les toutes et tous, je me prépare toujours pour le combat sur le ring qu’à accepté le fasciste revendiqué avec moi, même si je ne me suis jamais battu de ma vie n'ayant trouvé aucunes raisons valables jusque-là. Attention, j’ai dit un combat, pas une bagarre. Et s’attendre à ce que je me jette dans la gueule du loup serait me prendre pour un imbécile. Je n’irai pas à la salle de boxe du toulousain. Il faudra qu’il accepte que ce combat se fasse dans un lieu neutre. Nous avons encore le temps d’y réfléchir. Bien à toi, Julien

P.-S. Je m’apprête à graver dans le marbre. Oui, les réseaux sociaux sont ce qu’ils sont, c’est à dire pas grand chose pour moi, c’est sur mon site internet que je vais bientôt vous afficher, et avec les textes correspondants.

* [@]ugogiljimenez + [@]baptiste_marchais4 + [@]julien.rochedy + [@]obertoneofficiel + [@]marsaultbreum + [@]_laura_mag + [@]lafuriaofficiel

C'EST PAS EXPRÈS QUE T'ÉTAIS FASCISTE

PIM LE CHAT (1/1)
« Tu avais juste dix-huit ans
Quand on t'a mis un béret rouge
Quand on t'a dit: “rentre dedans tout ce qui bouge”
C'est pas exprès que t'étais fasciste
Parachutiste
Alors, de combat en combat
S'est formée ton intelligence
Tu sais qu'il n'y a ici-bas que deux engeances
Les gens bien et les terroristes
Parachutiste
Puis on t'a donné des galons
Héros de toutes les défaites
Pour toutes les bonnes actions que tu as faites
Tu torturais en spécialiste
Parachutiste
Alors sont venus les honneurs
Les décorations, les médailles
Pour chaque balle au fond d'un cœur pour chaque entaille
Pour chaque croix noire sur ta liste
Parachutiste
Mais, malheureusement pour toi
Bientôt se finira ta guerre
Plus de tueries, plus de combats, que vas-tu faire ?
C'est fini le travail d'artiste
Parachutiste
C'est plus qu'un travail de nana
De commander à ceux qui savent lire
Surtout que t'as appris avec moi ce que veut dire
Le mot “antimilitariste”
Parachutiste
T' as rien perdu de ton talent
Tu rates pas une embuscade
Mais comme on tire plus vraiment
Tu trouves ça fade
C'est peut-être pour ça que t'as les yeux tristes
Parachutiste
Mais si t' es vraiment trop gêné
D'être payé à ne rien faire
Tu peux toujours te recycler
Chez tes petits frères
Je crois qu'on engage dans la Police
Parachutiste. »

Maxime Le Forestier - Parachutiste (1972)
2/10
— Salut Julien.
— Salut Jean-Charles.
— Tu as vu notre nouveau copain ?
— Ah oui. Il s’appelle comment ?
— Hérisson. Alors entraînement à 14h ?
— Comment ça, je ne comprends pas. Je suis venu te voir la semaine dernière après ma visite de contrôle à l’hôpital Européen et tu m’as dit que j’allais pouvoir me débrouiller tout seul. Et puis au mois août je t’avais proposé de décaler la chose à 19h pour ne pas le faire en plein cagnard.
— True. Rappelle-toi tu as promis la déférence à Laurent et à moi tolérance.
— Alors n’en parlons plus veux-tu ?
— Oui. Tu as fait tes recherches sur Youtube pour gagner en masse musculaire ? Tu ne peux pas aller au combat ainsi, même si tu n’as plus peur de faire mal à présent.
— C’est vrai qu’à présent j’ai le poids parfait pour enquiller les kilomètres, mais certainement pas pour envisager un combat équitable avec notre facho national.
— Tu connais tes chances l’artiste. Elles sont minces. Tu peux bien sûr gagner en masse musculaire, mais il te fera toujours deux têtes de plus.
— Je sais bien, je ne me suis jamais raconter d’histoire sur cet affrontement. Mais ce n’est pas tant moi qui suis allé le provoquer, je l’ai juste pris au mot.
— Tu as déjà mis en lien cette histoire dans la bio de @tripleaim. C’est une première de le faire avant que celle-ci soit achevée et d’en faire sa promotion.
— Je n’aime pas trop les procédures. J’avais même prévu de ne plus poster sur ce compte pendant un long moment.
— Tu as tenu combien de temps ?
— Un peu plus d’une semaine.
— Tu vas devoir poster en trois pour ne pas déséquilibrer ta mosaïque.
— J’ai tout ce qu’il faut pour ça. Mais fais-moi confiance je ne reprendrai pas avec mon flux habituel.
— Je ne te crois pas.
— Je te le jure sur la tête de ma mère.

3/10
— Moi non plus je n’y crois pas Julien.
— Tu es là pour ça Olivier, m’apporter la contradiction. Je n’ai toujours pas fini de récupérer tous mes textes et le travail de relecture n’est pas aussi enthousiasmant que celui de l’écriture.
— Tu es donc en phase de re{FLUX} si je comprends bien.
— On ne peut rien te cacher.
— C’est un passage obligé, comme pour tes photos et tes dessins ; c’est de les mettre en scène qui les font exister.
— Je me rends compte que chaque médium doit jouer différemment pour espérer accrocher. Les photos n’ont pas tant besoin d’être exposées comme les dessins, par contre les formations en diptyque, triptyque et quadriptyque deviennent quasiment indispensables sur mon site internet.
— Les textes peuvent aussi aider me semble-t-il ?
— Oui, mais pour que les textes existent, il faut qu’ils puissent être autonomes.
— Tu meubles un peu avec cette image ne crois-tu pas ?
— Tu n’aimes pas, une exposition d’art contemporain sur la la place des Danaïdes. Ça pourrait plaire à Martine du Château de Cervières.
— Elle ne fera plus jamais l’effort avec toi maintenant.
— L’a-t-elle déjà fait ? C’est un peu comme les Marlous, s’ils savaient ce que leurs clients racontent sur eux ils n’en mèneraient pas large. Tout ce que je sais sur la blonde de La Pelle qui Cool, Stevie et Lolo, on me l’a raconté. Martine devrait se renseigner sur ce qu’on dit sur elle et ses accointances politiques.
— Oui mais est-ce que c’est vrai ?
— Les marlous m’ont craché dessus et m’ont volé mes affaires à cause d’un serveur qui a pris la mouche sans raison valable et qui ne travaillait même pas pour eux. Leurs serveuses se comportent comme de vraies allumeuses ou se prennent pour des artistes qu’elles ne sont pas. Je précise que je ne suis pas le seul à le dire. Et tu voudrais que je vérifie mes sources avant de parler ? Ils m’ont ouvert la portes ces empafés et ils savent comment la refermer.
— Je sens que la photo et le texte correspondant qui vont suivre vont me régaler l'artiste.
— À ton service l’ébéniste.

4/10
— Là je suis obligé de prendre le relais Julien.
— Ça faisait longtemps l’artiste.
— C’est sûrement ces discutions avec toi-même qui doivent faire dire à certaines et certains que tu es complètement cintré.
— Elles et ils ferait mieux de se renseigner sur l’histoire de la littérature et des processus de création relatifs. Il y a au moins Émilie qui a compris.
— Avec sa 5ème dan Karaté elle pourrait sûrement parfaire ta formation.
— Nous n’en avons jamais parlé. J’ai dit au fasciste toulousain que je m’adapterai à ses armes.
— Qui sont ?
— La boxe anglaise uniquement.
— Avec Laurent c’est plutôt du pied-poing me semble-t-il ?
— Tu sais bien que la formation avec lui est multiforme. Si tu sais faire du pied-poing, tu peux tout autant ne faire qu’avec tes gants. Si tu ne me crois pas demande à Matteo, c’est la relève du monde.
— C’est bon ça ira, je te fais confiance. Tu vas bientôt quitter Marseille, Comment vas-tu faire ?
— À Paris il y aurait bien Yves le cambodgien.
— Oui mais ce n’est pas là-bas que tu veux t’installer pour l’année 2024.
— Nonen effet, c’est sur l’île de Carlos.
— Des clubs de boxe il doit bien y en avoir à Tenerife.
— Sans aucun doute.
— Mais le combat avec Papacito, tu l’avais prévu pour la fin de cette année me semble-t-il ?
— Je ne serai pas prêt pour cette date. Mon opération pour mon hernie inguinale m’empêche de travailler mes abdominaux correctement. Même si mes chances face au golgoth sont minces, il ne s’agit pas d’y aller en touriste.
— De toute manière il semble éviter l’affrontement.
— Je crois qu’il sait que quelque soit l’issue du combat, il a déjà perdu.
— Je ne comprends pas.
— Je peux bien me faire défoncer, un gabarit tel que le mien face à la brute qu’il veut laisser croire qu’il est, sa victoire aurait très mauvais goût. Et si je gagne, il sera complètement ridiculisé.
— Tu as donc déjà gagné.
— Oui mais ça m’oblige tout de même à être prêt. Je ne l’ai pas provoqué en duel juste pour la forme. Si seulement celles et ceux de mon camps comprenaient que nous avons aussi déjà gagné. Nous avons le nombre, il nous manque la conviction.
— Et surtout arrêté avec cette posture prétentieuse de non-violence.
— Tu connais mon leitmotiv Olivier ; la violence est la réponse à la brutalité.
— Ça ne nous dit pas pourquoi les balles de tennis Julien.
— Sous les aisselles, pour travailler ma garde, l’un de mes nombreux points faibles.

P.-S. Elle me dit : « Encore de l'entraînement l'artiste. Je vais parfaire les arts martiaux avec Jacques Tran Van Bah, expert en arts martiaux vietnamien. Et les balles ça renforce aussi les poignets. »
5/10
— Hey les mecs pas à 4 contre 1.
— Qu’est-ce qu’il veut le captain de mes couilles ? Tu t’es pris pour qui avec ton brassard ? Tu sais ce qu’il a fait cet enfoiré ?
— Toi tu viens avec moi.
— Oui monsieur.
— À cause de toi je poste aujourd’hui sur Instagram alors que je n’aurais pas dû.
— Pourquoi ?
— Je me suis puni pour excès de NINE FRAMES.
— Tu as dépassé de combien ?
— 3 images.
— Combien de jours ?
— 3 jours de pénitence.
— Tu es dur l’artiste.
— M’embrouille pas.
— Je te jure sur la tête de ma mère…
— T’arrête tout de suite avec ça.
— Quoi pas les mères ?
— Tu rigoles, je m’en branle. Je suis née avant toi ici. Je sais comment on fait.
— Mais je te jure.
— Stop.
— Mais…
— Tu fermes ta gueule.
— Okay.
— J’ai dit tu te tais. Tu t’appelle comment ? Réponds maintenant.
— Islam.
— Tu es née où ?
— Ici à Marseille.
— Tu es algérien, quelle ville ?
— Oran, mes parents.
— Explique-moi.
— Il disent que je leur ai volé 100 €, mais regarde dans mon portefeuille, rien.
— Okay, je vais leur expliquer. Rien d’autre ?
— Non.
— Bon il dit que ce n’est pas lui.
— Comment ça ? Il a frappé ma copine.
— C’est quoi ton nom ?
— Jean-Marc.
— Il a fait quoi ?
— Il lui a donné un coup de casque de moto.
— Pour les 100 € il m’a dit que ce n’est pas lui.
— Quoi ? De quoi il parle ?
— Putain les mecs vous poquez. Vous avez bu quoi ?
— Tout.
— Je retourne le voir. Toi tu restes là.
— Alors monsieur ?
— Je veux bien faire l’effort mais il va falloir me dire la vérité Islam. Montre moi tes dents. Stop cette sonnerie.
— C’est l’appel de la prière. Je dois aller à la mosquée.
— Juste après avoir pris des amphets.
— Je ne me drogue pas monsieur.
— Refais moi un sourire Islam. Ah maintenant tu ferme ta bouche. Je ne vais pas perdre mon temps avec toi dans ton état.
— Mais sur la tête de ma mère, il m’on pris mon téléphone.
— Regarde dans ta main gauche. Tu as 2 minutes pour aller à la mosquée ou où tu veux. Après je me casse et je les laisse faire ce qu’ils veulent de toi. Tu sais où est ton scooter ?
— Par là, je me dépêche.
— Incha'Allah.
— Alors il s’en tire comme ça à bon compte ?
— Oui. Vous n’êtes pas très clairs vous non plus.
— Regarde ma main.
— C’est fini. Tu ramènes ta copine et vous allez dormir.
— Okay.
— Vous vous imposez monsieur.
— J’ai toujours rechigné à prendre le pouvoir, mais je crois qu’il est temps.
6/10
Nous avons à parler Ugo. Je me suis fait grossir le ventre en regardant tes exploits d’influenceur sur Youtube pendant 2 ans enfermé dans une chambre. Je me suis mis deux ans de prison. Je sors à peine et je suis en train de tout reperdre. Je sais que tu harangues tes adversaires politiques en combats d’homme à homme. Je ne me suis jamais battu de ma vie, mais j’ai cassé une dents à un minot une fois. Non pas l’un de mes fils. J’ai déjà viré un coup de pied au cul au plus jeune et ça m’a coûté très cher. Lui croit maintenant qu’il a été un enfant battu, tu vois le topo. Mais revenons à nos moutons. J’ai re-croisé récemment Francis, l’ancien professeur de taekwondo de mes rejetons qui doivent faire du basket maintenant car devenus de belles et grandes bêtes. L’ainé n’a aucun respect pour son père, pas encore 18 ans et il me mange déjà la soupe sur la tête. Je vais te maraver la gueule le toulousain. Ici c’est Marseille. Mais devrais-je plutôt dire c’est la Méditerranée, car je déteste cette ville plus que n’importe qui. Une pute. Je n’aime pas plus Paris la pute de luxe, bien que je vais avoir besoin de la rejoindre le mois prochain pour affaire. Mais je m’égare encore une fois. Je vais donc rappeler Francis pour qu’il me prépare. 1m75 pour bientôt 72 kilos, mon poids parfait pour enquiller les kilomètres. Ce que tu veux. MMA, boxe anglaise, moi je préfère comme l’avait imaginé Chuck, mais il est interdit d’en parler. J’espère que tu ne vas pas faire ta tapette et relever le gant. Je m’en pourlèche déjà les babines.

P.-S. La bise à Maximus.
P.-P.-S. Le minot était plus âgé que moi à l’époque, c’était un accident, mais une malice de sa part.

C'EST À ÇA QUE RESSEMBLE UN HOMME ?


« Messieurs, bienvenue au Fight Club. »
Brad Pitt

David Fincher - Fight Club (1999)

7/10
— Je vais vous demandez une chose que vous allez me refuser.
— Abrège.
— Je voudrais un verre d’eau.
— Avec quoi d’autre ?
— Rien.
— Pause ton cul ici, je t’amène ça.
— Merci.
— Il reste encore des gens bien.
— Un prince.
— Voulez-vous que je vous paie un café ?
— Non merci. J’en ai déjà trop bu ce matin. Je sors de mon run, j’ai besoin de me réhydrater.
— Vous aimez la musique ?
— Oui.
— Quelle est votre année ?
— De naissance ou de conception ?
— Naissance.
— 76.
— Dragon.
— Dragon de feu.
— Ils sont quelque peu perfectionnistes et s'efforcent toujours de maintenir les normes élevées qu'ils se fixent. Les dragons de feu ont tendance à prendre les choses très personnellement. Ils sont extrêmement prompts à critiquer quiconque qui tentera de les ridiculiser. Comme Inès la tunisienne n’est-ce pas ?
— Exactement. Vous-la connaissez ?
— Je vous ai lu.
— J’espère pour elle qu’elle ne travaille plus dans ce genre d’endroit.
— C’est bien ici pourtant.
— Elle détestait ce qu’elle faisait. Il ne faut pas travailler dans l’hôtellerie quand on n’aime pas ça. Faut aussi faire gaffe dans les bars à Marseille. Ou alors le matin très tôt et que certains.
— Moi je ne fais que passer.
— D’où ?
— Je viens de Paris.
— J’y serai le mois prochain.
— Je sais, vous l’avez dis à Papacito.
— Moi je suis un peu plus vieille que vous. Vous vous paraissez bien plus jeune que votre âge.
— Ça avait posé problème à Cécile la franco-marocaine : « Même s’il n’a qu’un an de moins que toi, Tu vas dénoter avec ce type à ton bras. » Lui avait dit son père le marocain.
— Vous savez monsieur, c’est parfois difficile pour nous, plus que pour vous.
— C’est des conneries. Titouane m’avait dit de Christophe : « Tu vois Julien, ce type est pire qu’une gonzesse. Il n’a pas pris soin de lui et maintenant à 50 ans passé il ne peut plus se regarder dans une glace. »
— Le groupe de rock français de votre jeunesse ?
— Noir Désir.
— Je n'aime plus trop.
— C’est à cause de Marie ?
— Oui un peu.
— C’est ridicule, on ne se retient pas de lire ‘Voyage au bout de la nuit’ à cause des pamphlets de Louis-Ferdinand.
— C’est vrai. Je vais écouter la playlist PARIS.
— Good for you.

8/10
Ce n’était qu’une prise de contact Julien Rochedy. Mon entraînement début bientôt. Dis à Ugo que je veux mon combat. On peut faire ça à poils, à mains nues et avec les pieds ou plus habillé à l’anglaise. Je peux ne me servir que de mes mains si ça l’arrange. Et ensuite je m’occupe de toi. Tu préviens Obertone, lui aussi je vais l’anéantir. J’ai un peu de compassion pour Marsault, le dessinateur de BD, même si j’ai bien envie de le prendre pour taper sur Baptiste Marchais.

YOU'LL NEVER BE ONE OF THEM, YOU ARE HAPE


“Are you come to save your apes?… I came for you.”
Andy Serkis & Woody Harrelson

Matt Reeves - War for the Planet of the Apes (2017)

9/10
Ola Ugo. Le poids balance a été atteint avant que je prenne l’avion de Paris pour Tenerife. Il vaut mieux voyager léger quand on choisit Ryanair. Oui j’aurai pu prendre un vol directement de Marseille comme me l’a dit Caroline dans le bus qui nous a amené de Santa Cruz à La Laguna. Je ne regrette pas, même si je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie en attendant le bus qui m’a amené à l’aéroport de Paris-Beauvais, car à la porte Maillot j’ai rencontré Tina la gitane taxi du 92 qui semble intéressée par le fait de m’introduire dans son univers. Je parle bien sûr de Travail l’espingoin. Il y a aussi Hamilton le pilote d’hélicoptère de l’armée brésilienne croisé Chez Janou qui m’a dit que quand son grade sera suffisant, dans une petite dizaine d’années, il m’embarquera avec lui. Même si Laurent m’a montré comment lever le pied assez haut pour atteindre ton blase et que Zena s’est occupée de mes abdominaux en coaching privé, c’est avec J.C., que je préfère appeler Jean-Charles, que je vais parfaire mon entraînement en muay-thaï autrement plus connu sous le nom de boxe thaïlandaise. Cette année à mon retour de mon voyage en Afrique Australe avec Suzy, je n’aurai plus qu’une obsession, te trouver pour te faire la peau enculé de ta mère. Ensuite 2024 nous ouvrira les bras et je reprendrai avec ton congénère, Lolo du Lounge Étoilé, puisqu’il persiste à croire qu’il fait parti de la pègre marseillaise alors qu’il n’en est qu’un fusible parmi tant d’autres.

10/10
Bon Ugo, ça passe sur toutes mes STORI(e){S}. Je n’ai certes pas ton nombre de followers le fasciste revendiqué, mais je vais mettre au courant tout ton fan club. Donc si tu ne relèves pas le gant, tu vas passer pour une fiotte. Bien sûr il va falloir que je survive aux tueurs de Lolo du Lounge Étoilé et éventuellement au clan des tunisiens. Le rendez-vous est pris avec Jean-Charles pour commencer l’entraînement à Pastré. Bien à toi enculé. Julien
BÉGAUDEAU
1/4
Salut François, les sans-peur ont les pépètes. Elles et ils détalent tous. Je n’espérai pas être aussi efficace aussi rapidement. Sur la liste Il y a eu en premier en fin d’année dernière Baptiste Marchais, a suivi Julien Rochedy peu après, et là en même pas trois jours, c’est le strike ; Papacito, Laurent Obertone, Marsault, Laura Magné et La Furia. Je t’envoie par e-mail les photos prises à Arles puisque Stéphanie m’avait demandé de le faire. Il n’y avait aucune préméditation de ma part. La responsable de la librairie Les Grandes Largeurs m’a dit que tu comprendrais et je lui ai répondu : « C’est sûrement la personne médiatique en France la plus intelligente dans notre camps et sans nul doute la plus efficiente. »

2/4
Tu as l’habitude de dire 27 ou 28, je ne me rappelle plus le nombre exacte. Je suis certain qu’il y en a quelques unes et quelques uns qui officient comme moi sur les réseaux. Il faut leur coller au cul à présent aux fachos. Elles et ils sont en déséquilibre, une balayette sur la jambe qu’elles et ils leur reste et elles et ils exploseront. Je rentre en France, d’abord à Paris, puis comme la dernière fois, Avignon, Arles et Marseille. Je peux bien sûr faire mon stop à la capitale à l’hôtel de Marseille, mais je t’avoue que j’aimerai plutôt essayer l’hospitalité nantaise. C’est fabuleux d’avoir autant de contacts sur Paris et qu’il n’y ait personne pour me recevoir. À Arles j’ai normalement un plan pour la Feria avec Magalie le mois prochain. Mais je dois avoir la poisse, le seul qui ait manifesté une amitié sincère ces derniers mois est Carlos, le chorégraphe-ostéopathe de Tenerife. Nous ne nous étions pas rencontré depuis plus de 15 ans et notre rencontre avait été furtive au Mozambique.

3/4
Je lui dis : « Oh sa mère, moi qui pensais que j’y allais un peu fort dans mes écrits en me décrivant sans aucun second degré comme le sauveur de la planète. Toi François tu y vas avec les deux pieds mon coco. Et puis la photo qui va bien et qui te dit : “Qu’est-ce t’as p’tit con !?” Je dois néanmoins être franc avec toi, la photo que j’ai faite de toi est bien mieux que celle choisie pour la couverture de ce magazine. » Il me répond : « Si la nuance t'échappe entre sauver la planète et sauver ce qui est sauvable Julien, inutile que tu perdes ton temps à lire ce magazine. Quant aux photos, je t'informe d'une chose : qu'elles soient de toi, ou de n'importe qui d'autre, je les trouve toujours fausses. Et par suite je trouve toujours oiseuses les gloses de photo. » Je lui réponds : « Merci François. Tu n’es pas sans savoir qu’un chapitre de mon TOME 2 de LE FLUX ET LE REFUS va t’être dédié. BÉGAUDEAU, ARTHUR H ET JOSEPH. Ta réponse viens d’apporter encore de l’eau à mon moulin. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark disait William. Te concernant il y a une suffisance qui ne sent pas très bon. La photo, les séries télé, tu es un vieux con. Ah j’oubliais la musique et ton mal de dos. Tu as le goût de mort, maintenant j’en suis certain. Quand j’aurai botté le cul à Papacito, ou pas, j’aimerais bien qu’on se la mette tous les deux. Parce que parler c’est bien, mais à mendonné comme on dit à Marseille, faut se sortir les doigts. Tu sais où cette discussion va atterrir le nantais. Bien à toi et garde la barre à gauche. »

4/4
— C’est qui ce gros con Julien ?
— C’est Papacito notre facho national.
— Putain vous les français.
— Le coq Carlos. Le seul animal qui chante les pieds dans la merde.
— Dice una cosa y justo después de su contrario.
— C’est le principe de la rhétorique de l’idiot. Le Calimero de Bourgogne et le vieux étaient des maîtres dans l’art.
— Et en plus il a des origines espagnoles.
LA BITTE À ROCHEDY
1/2
Celle-là je ne peux pas la laisser en attente de verbalisation comme les autres. Je rentre il est 22h30 pile et c’est bien tard pour moi. J’ai mal à la cheville, le corps ne suit pas encore. J’ai déjà eu mal à cet endroit ; ce sont les passages obligés pour les transitions qui s’opèrent. Je lui dis : « Tu m’as vu prendre en photo le concert, je suis un pote de Paul. » Elle me répond : « De qui tu parles ? » Je lui réponds : «L’indien. » Elle : « Ah le batteur. Et ? » Moi : « Puis-je faire un portrait de toi ? » Elle : « Oui mais pas la tête. » Moi : « Okay. » Elle : « Montre-moi si tu n’en as pas pris d’autres… Va dans les ’Supprimées récentes’… Okay. » Moi : « Tu as raison, on est jamais trop prudent. » Elle : « Tu me l’envoies. » Moi : « Comment ? » Elle : « Sur Instagram. Tu vas sur Connolly’s. Non idiot, avec deux ‘n’ et deux ‘l’. Underscores… » Moi : « Quoi ? » Elle : « Tiret du bas. Corner. Underscores. Marseille. Et tu suis. » Moi : « Oui je fais toujours ce qu’on me dit de faire. » Elle : « Good for you. » Je lui ai dit que j’allais lui envoyer l’image demain. Je vais pouvoir le faire dès ce soir. J’espère que je ne vais pas me tromper de prénom. Katia il me semble. Sur le chemin du retour, il y a eu Anderson le vénézuélien et Yaya le jeune géant sorti de prison pour avoir tabassé un flic. J’ai oublié de lui demander si son prénom commençait par un ‘K’ ou un ‘C’.

2/2
— C’est pourtant évident Fabien.
— Ben faut être con comme une bite pour ne pas s’en rendre compte Julien.
— La meuf du Connelly’s lui aurait dit mieux que nous…
— À ce trou du cul qui se veut expert en femmes et en Friedrich.
— Hey il y a une dame parmi nous l’espingouin.
— Pardon madame, je ne vous avez pas vu. Putain t’as raison l’artiste, elle dégage.
— Ça ne vous dérange de parler de moi comme si je n’étais pas là. Lui c’est qui ?
— Un facho supprémaciste blanc misogyne fan de chevalerie qui ne sait même pas qu’à la main droite le pouce est gauche.
— Ouh ça pue la merde.
— On ne lui a pas dit qu’il s’était assis sur la mauvaise ?
— Laissez-moi faire les mecs. Julien !? il s’appelle comme toi.
— Oui, ça me fait un peu mal.
— Bon maintenant c’est mon tour. La langue française tu l’as maîtrise empafé. ‘TT’.
— C’est vrai qu’elle est meilleure que nous.
— Bon moi à cette heure-là je dors. C’est la dernière fois que vous m’importunez ainsi.
— Oui madame.
— Et oui avec un ‘K’ Julien.

I FEEL IT IN MY SEX, THAT'S THE PLACE IT GOES

PIM LE CHAT (1/1)
“Something in me, dark and sticky
All the time it's getting strong
No way of dealing with this feeling
Can't go on like this too long

This time you've gone too far
I told you

Don't talk back
Just drive the car
Shut your mouth
I know what you are
Don't say nothing
Keep your hands on the wheel
Don't turn around
This is for real

Digging in the dirt
Stay with me, I need support
I'm digging in the dirt
To find the places I got hurt
Open up the places I got hurt

The more I look, the more I find
As I close on in, I get so blind
I feel it in my head, I feel it in my toes
I feel it in my sex, that's the place it goes

Digging in the dirt
To find the places we got hurt”

Peter Gabriel - Digging in the dirt (1992)
BONUS
1/2
— Salut Medhi.
— Salut Oued. Où as-tu roulé aujourd’hui ?
— Noailles.
— C’est chaud là-bas.
— Moi c’est là que je me sens le plus en sécurité.
— Développe.
— Une victime des attentas à Molenbeek avait dit sur les antennes de France Culture que sa solution avait été de venir vivre dans ce quartier de Bruxelles pour ne pas avoir peur que cela recommence.
— Pas con, mais il y a encore les fachos qui peuvent frapper là-bas.
— On est à l’abris nul part. La vigilance est de mise tout le temps.
— Incha'Allah.
— Pas avec moi l’artiste. Je suis français, je ne parle pas arabe.

2/2
Bonjour Georges. Encore merci de laisser la porte ouverte sur @oliviercatz. 666 vues sur @tripleaim. C’est juste parfait. Je m’apprête à modifier légèrement le texte sur mon site te concernant. Tu n’es pas sans savoir que Lucifer est aussi appelé Le Porteur de Lumière. C U bro
JULIEN ALBERTINI
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