SUCE MA BITE

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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— Ils m’ont craché dessus.
— Tu l’as bien cherché Julien.
— Continue à te la jouer la libertaire inconséquente. Quand il s’agit de faire la pute pour tes patrons tu as la bonne raison. L’argent.
— Quel est le rapport ? Tu veux faire mal l’artiste. Fuck off!
— Tu parles trois mots d’anglais et tu fais l’originale au lieu de le dire en français. Suce ma bite la tunisienne.
— Et toi ta mère elle est née où connard ? Moi je parle arabe et toi ?
— Un jour je risque de parler cette langue mieux que toi en arrivant à prononcer correctement Tébessa.
— Cette ville se trouve en Algérie à 50 bornes de là où ta mère a grandi jusqu’à ses 8 ans. Elle remonte à l'époque antique, où elle portait le nom de Thevest francisé en Théveste. Elle dispose d'un patrimoine historique et archéologique antique important, notamment dans sa médina toujours ceinte d'une muraille byzantine.
— True. Tu parles le Clics ?
— Le quoi ?
— Le khoïkhoï, une langue khoïsan parlée en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud par les khoïkhoïs et les damaras.
— Et c’est moi qui me la pète.
— C’est Mariam du Lesotho et qui habite à Joburg qui me l’a apprise.
— Joburg !?
— Johannesburg ou Jozi comme tu voudras.
— Ah va mourir l’artiste.
— J’ai besoin de prolonger mon exposition. Je paie.
— Combien ?
— Le tarif préférentiel que j’ai eu jusqu’à présent.
— Tu es à Paris en train de baiser avec cette salope d’algérienne cartomancienne et tu veux que je te fasse des faveurs ?
— Pauvre truffe, tu as mordu à l’hameçon. Tu as vraiment un cerveau de poisson rouge Inès.
— Tu n’as rien fait avec elle, vraiment ?
— Non. J’ai besoin d’une semaine de plus. Vous m’avez assez mis de bâtons dans les roues avec la boule de haine dictatoriale. Je fais une semaine supplémentaire à l’appartement du Panier et tu ne me revoies plus jamais.
— Mais tu as encore des affaires à toi chez moi.
— Je verrai avec ton frère.
— Tu n’as pas son numéro Julien.
— Je me débrouillerai.
— Non tu attends que je revienne.
— Pars en croisière avec le plan cul de ta colocataire en Grèce et prolonge avec le pognon que je te rallonge.
— Tu sais que je ne suis pas…
— Je ne sais rien, tu es pire qu’un sicilien, tu n’as pas arrêté de me pipeauter.
— Non ce n’est pas vrai… C’est d’accord pour la semaine supplémentaire. Je raccroche.

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— Ton travail m’inspire Julien, je suis contente que tu es mis en ligne sur ton site internet certaines de mes photos ESTIVAL(e) que je t’avais envoyé de Porquerolles. Tu sais comme j’aime aussi ton travail sur les street{SLEEPER(s)}.
— Tu aurais pu tout autant les poster sur ton compte Instagram.
— Sans toi je n’aurai jamais franchi le pas.
— Je n’appelle pas ça avancer. Fais attention quand tu prends en photo des sans-abris qui dorment dans la rue, surtout quand tu est seule à 3 heure du matin en revenant de ton service. J’ai eu une manche de teeshirt arrachée pour une photo, et c’est parce que je parle portugais que ça s’est arrêté là.
— Je fais ce que je veux.
— Tu sais très bien que demain tu auras ravalé ta morgue la libertaire inconséquente et que tu baisseras les yeux quand ton regard croisera le mien.
— Non parce que je formate.
— Rentre chez toi et essaie de trouver le sommeil sans adjuvant. Je passe te voir demain matin avec des croissants.
— Tu as les clés, viens te glisser sous mes draps avant.

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— ‘Persona’ Julien. Tu m'as percée à jour. Tout ce que tu m'as dit en privé et en public est vrai.
— Tu n'es pas une pute Inès.
— Du certaine manière je l'ai été avec toi. Une pute borgne comme on dit ici à Marseille.
— Pourquoi mon amour ?
— Pour te montrer que j'ai au moins la liberté de choisir mes prisons.
— C'est tout.
— C'est tout ce que je peux faire face à toi.
— À côté de moi.
— Je ne tiendrai jamais le rythme, tu feras ressortir le pire de moi. Va, ça t'a déjà dépassé et tu arrives à le maîtriser à présent. J'ai compris que tu n'as jamais voulu avoir le contrôle sur moi, que ta violence c'était ça.
— C'est rédhibitoire ?
— Pour l'instant. Faites-moi plaisir monsieur.
— Tout ce que vous voudrez madame.
— Défoncez-les tous. Et commence par ma colocataire, la petite pute bourgeoise qui se disait ta sœur.
— Reçu.
— Hey l'artiste.
— Oui.
— Suce ma bite.

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— ‘Please be my friend’ Julien.
— Tu sais que je ne suis pas rancunier mais je ne fais pas comme toi, je ne formate pas.
— Je suis désolée.
— ‘Regrets is unprofessional’. Tu as jouer l’agent double avec la boule de haine dictatoriale et tu as cru tirer les ficelles avec la petite pute bourgeoise alors que c’est elle qui te l’a mis bien profond. Tu as voulu ma mort.
— Oui je sais.
— J’ai mis face à leurs responsabilités les membres de ton clan. Il faut que tu parles avec ta mère. Et si ta famille ne se révèle pas à la hauteur, devient celle que tu à toujours voulu être. Libère-toi, ne soit plus ‘A woman under the influence’ et tire-toi.
— Nous nous recroiserons alors ?
— Il y a des chances la libertaire.
— Hey l’artiste…
— Je sais, suce ma bite.

HELP

PIM LE CHAT 1/1
“Help, I have done it again, I have been here many times before, hurt myself again today, and the worst part is there's no-one else to blame.”

Sia - Breathe me (2004)

LA FILLE À QUI JE PENSE EST PLUS BELLE QUE TOI

PIM LE CHAT 1/1
« S'il fallait te raconter ma vie
On resterait là toute la nuit
Car pour quelques sourires, alors
Moi, j'en ai connu des temps morts
Et malgré l'amour que tu me donnes
Tu n'en feras jamais assez
Car c'est l'alcool, lui, qui me donne
Les plus beaux rêves que je fais
Et dans ces moments-là
La fille à qui je pense
Est plus belle que toi
Je sais bien qu'autour de moi on dit
Que de jours en jours je me détruis
Sans l'amour qu'elle m'avait donné
Ça ne sert à rien d'exister
Chaque fois ton cœur, lui, me pardonne
Mes amis viennent me consoler
Mais c'est l'alcool, lui, qui me donne
Les plus beaux rêves que je fais
Et dans ces moments-là
La fille à qui je pense
Est plus belle que toi. »

Miossec - La fille à qui je pense (1995)
AVEC KLEBER, MAGALI, SANDY & CHRISTOPHE
1/3
— Que dirais-tu d’aller manger une pizza un jour chez Antony ?
— Oui volontiers Julien. J’ai organisé des sessions Jazz dans ce lieu il y a bien longtemps tu sais.
— Et alors ça avait bien marché Kleber ?
— Tellement que la patronne du lieu n’a pas voulu qu’on remette le couvert.
— Tu lui a fait gagner de l’argent mais tu lui a volé la vedette.
— Le dernier point ici à Marseille est rédhibitoire.
— Aujourd’hui je suis allé sonner chez la tunisienne. Un homme s’est penché et il m’a demandé : « Oui c’est pourquoi ? » Je lui ai répondu : « Dis à Inès que Julien est là. » Il m’a répondu : « Elle dors… J’y vais. » Il est revenu à la fenêtre et m’a dit : « Elle descend. » Elle a ouvert la porte de son immeuble et elle s’est dirigée vers moi comme une furie. Elle m’a dit que je la dérangeais elle, sa famille et ses amis.
— Elle ne t’a pas fait le coup du double face cette fois-ci ?
— Oh non, plus le lémurien aux yeux exorbités. Vraiment pas beau à voir. Elle a tourné les talons et a voulu rentrer chez elle. Je l’ai retenu par le bras, mais sans être brusque. Elle n’a pas résisté, mais son visage est devenu encore plus horrible. Son mec en haut nous regardait et m’a dit : « Hey oh ! »
— Un courageux celui-là.
— J’ai levé la tête et dit calmement : « Je veux la réponse à ma question. » Il a levé ses bras. J’ai fixé le regard d’Inès et elle m’a dit : « Comment peux-tu croire que je puisse avoir un enfant avec un taré comme toi ? » Je l’ai lâché, j’ai reculé en regardant l’homme faible qu’elle s’est choisi et j’ai dit : « C’est bon j’ai la réponse à ma question. » Et je suis parti.
— Oublie-là, c’est une pauvre fille. Sinon la mozambicaine porte plainte une nouvelle fois contre toi n’est-ce pas ?
— On va voir. J’ai bien peur que la mère de mes enfants veuille aller jusqu’à la mort.
— La tienne l’artiste ?
— C’est plutôt sa tombe qu’elle creuse. Comme la tunisienne. Et toutes les deux emmèneront leur entourage avec elles.
— C’est pour cela que tu dis que ce sont des fascistes.
— Des dictateurs de pacotille. Elles sont pléthores et elles font beaucoup de mal sans l’assumer. Elles se disent toutes victimes.
— Elles souffrent.
— Oui, mais on ne peut rien pour elles.
— Le goût de mort le méditerranéen.
— C’est terrible d’avoir aimé des femmes comme ça. Si tu ne réagis pas à temps, elle peuvent te transmettre leur névrose.
— ‘It follows’ Julien.
— Tu regardes des teen-movies maintenant Kleber ?
— Celui-là c’est un masterpiece.

2/3
— Elle n’est pas bonne l’ambiance ce soir chez Christophe.
— Tu as raison Magalie, ça sent la merde.
— J’étais mieux au Mexique. Je sens qu’un truc homophobe ou raciste va s’abattre sur Arles.
— En 2013, la mozambicaine, lors du débat pour le mariage pour tous, m’avait dit sans retenue devant nos enfants comme à son habitude : « Elles et ils finiront par vouloir se marier avec des chiens. »
— Oh dirty.
— Ah ouais, elle elle en charie de la merde.
— Raciste, misogyne et homophobe, c’est le tiercé gagnant Julien.
— Mais le pire c’est qu’elle se prend pour Angela.
— Elle sait ce que sait que le communisme, le féminisme et la philosophie ?
— Elle n’a jamais ouvert un livre de sa vie. Elle passe son temps à bavarder au téléphone.
— Oh putain, Sandy est là. Il est déchiré.
— Il n’a pas arrêté de tiser depuis toute à l’heure.
— Il va faire du bruit.
— Oui mais il est inoffensif.

3/3
« Sale pédé ! » Voilà ta dernière phrase après que tu es laissé Sandy sur le carreau et te sois lâchement enfuit avec ton comparse Christophe. Je crois que tu peux chercher une autre ville pour refaire ta vie. Ici à Arles tu es grillé, tout le monde est au courant. Je rentre Lolo. Très bientôt pour toi aussi ce sera la fin à Marseille. Ce qui te font allégeance vont te tourner le dos. Ça a déjà commencé.

P.-S. Les segments 1 et 2 seront modifés quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le TOME 3 de LE FLUX ET LE REFUS.
BONUS
1/2
Il va falloir que tu leur expliques à ton clan pourquoi j’ai cru que tu pouvais être enceinte de moi la libertaire qui n’est rien d’autre qu’une fasciste. Ce n’est pas tant la prédiction de l’algérienne cartomancienne de Paris qui a les mêmes obsessions hygiénistes que toi. Tout le monde est au courant de ta passion pour ta douchette dans tes WC. Ce que ton entourage sait moins c’est ton besoin à te faire ravager pendant l’acte et à mettre ta langue n’importe où, quitte à ramasser les pires trucs. Un an de relation sans préservatif et pas foutu d’aller de te faire poser le stérilet que tu avais acheté juste après que nous ayons fait les tests de dépistage. Quand tu a cru être enceinte au mois de juin 2020 à la sortie du premier confinement, je t’ai dit : « C’est ton corps, c’est toi qui décide. » Tu m’as répondu : « Mais Julien on est deux. » Le seul couple c’était ta bouteille et toi : « C’est fun de boire. » M’avais-tu dis en présence de la petite pute bourgeoise, maintenant patrone de La Jobarde, un bar à la Belle de Mai, que tu avais estomaquée avec cette réflexion ce soir là. « Je suis avec un homme qui a deux enfants et qui ne me fera jamais chier pour en avoir un avec moi. » C’était mon principal atout, en tout cas c’est ce que tu as laissé croire à toutes tes copines. « Je t’aime Julien. » Tu me l’as dit une fois et dans des circonstances qui ferait vriller n’importe quel homme qui a de la bienveillance pour sa partenaire. « Un autre que moi t’aurais mis une branlée. » Je te l’ai dit, mais ce que je t’ai dit aussi c’est : « Je ne sais pas ce que ton père à fait à ta mère, mais je ne sais pas non plus ce qu’elle lui a fait et toi non plus. » Nous étions en terrasse sur la place de Lenche à La Barjavelle, dans le rade de cet enculé de Nacer, et ce fût la première fois que je vis ton visage se déformer. Je vais tout raconter Inès la tunisienne, et si je le fais c’est parce que tu le veux. Toi c’est le CHAPITRE 7 du TOME 2. La mozambicaine c’est le TOME 3, et celui-là je vais l’écrire en 15 jours en m’enfermant dans une pièce exiguë et le rediriger d’un trait comme Jack l’a fait sur un rouleau*.

* Cette phrase disparaîtra quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le TOME 3 de LE FLUX ET LE REFUS.

2/2
C’était en 2019 au début de l’été à Arles. Nous nous étions rencontrés quelques jours au part avant. C’était fort. Je n’avais pas touché une femme depuis un an. Inès avait déjà eu une période de vache maigre de trois ans m’avait-elle dit à l’âge de 35 ans. À présent elle fanfaronne en me disant qu’elle va reprendre les habitudes qu’elle avait avant moi en mode vibromasseur multi-amants. La tunisienne s’était mis le compte avec Titouane toute la soirée. Moi j’étais rentré me coucher. Elles arrivèrent avec Christophe et me prirent à l'heure de mon réveil habituel. 4 heure du matin. Le grand gaillard en a pleuré. Lui aussi était raide. Et la discussion vire politique. La libertaire inconséquente est complètement désabusée, elle n’attend que le feu. Tout le monde à la table est de gauche. Consensuel je suis, c’est ma forme qui est extrême. Je lance la bombe. Taubira. Tout le monde est d’accord et personne n’y croit. Je vais tous vous mettre à genou(X) devant elle et vous pouvez être sûrs qu’avec moi à ses côtés, le nabot des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, ira danser la carmaniole avec Christian Estrosi à la Villa Noailles.

WHATEVER YOU ARE, IT'S SOMEWHERE, WALKING, STRAIGHT FOR YOU


“Somebody give it to me, and I passed to you.”
Jake Weary

David Robert Mitchell - It follows (2014)

PARFOIS IL VAUT MIEUX PEUT-ÊTRE NE PAS TOUT SAVOIR ?


« Tu viens d'apprendre que ton père est vivant et que tu as un autre frère, tu dois savoir, sinon ton esprit ne sera jamais en paix. »
Mohamed Majd

Denis Villeneuve - Incendies (2010)

JE SERAIS TON CHAOS

PIM LE CHAT 1/1
« J'étais parti avant, tout seul mais perdant, le monde entier contre moi à ne rêver que de toi, alors, j'ai décidé de ne voir que le bien, il y aura certainement quelqu'un pour m'écouter quelque part, mais ils n'y arriveront pas, à nous dégrader, moi je t'aimerais encore, encore et jusqu'à ma mort, je serais ton chaos. »

Indochine - Nos célébrations (2020)

HEY GET UP


“Hey hey hey, it's me again.”
Mali Banks

Six feet under (2001-2005)

JULIEN ALBERTINI
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