AVEC KLEBER, MAGALI, SANDY & CHRISTOPHE
1/3
— Que dirais-tu d’aller manger une pizza un jour chez Antony ?
— Oui volontiers Julien. J’ai organisé des sessions Jazz dans ce lieu il y a bien longtemps tu sais.
— Et alors ça avait bien marché Kleber ?
— Tellement que la patronne du lieu n’a pas voulu qu’on remette le couvert.
— Tu lui a fait gagner de l’argent mais tu lui a volé la vedette.
— Le dernier point ici à Marseille est rédhibitoire.
— Aujourd’hui je suis allé sonner chez la tunisienne. Un homme s’est penché et il m’a demandé : « Oui c’est pourquoi ? » Je lui ai répondu : « Dis à Inès que Julien est là. » Il m’a répondu : « Elle dors… J’y vais. » Il est revenu à la fenêtre et m’a dit : « Elle descend. » Elle a ouvert la porte de son immeuble et elle s’est dirigée vers moi comme une furie. Elle m’a dit que je la dérangeais elle, sa famille et ses amis.
— Elle ne t’a pas fait le coup du double face cette fois-ci ?
— Oh non, plus le lémurien aux yeux exorbités. Vraiment pas beau à voir. Elle a tourné les talons et a voulu rentrer chez elle. Je l’ai retenu par le bras, mais sans être brusque. Elle n’a pas résisté, mais son visage est devenu encore plus horrible. Son mec en haut nous regardait et m’a dit : « Hey oh ! »
— Un courageux celui-là.
— J’ai levé la tête et dit calmement : « Je veux la réponse à ma question. » Il a levé ses bras. J’ai fixé le regard d’Inès et elle m’a dit : « Comment peux-tu croire que je puisse avoir un enfant avec un taré comme toi ? » Je l’ai lâché, j’ai reculé en regardant l’homme faible qu’elle s’est choisi et j’ai dit : « C’est bon j’ai la réponse à ma question. » Et je suis parti.
— Oublie-là, c’est une pauvre fille. Sinon la mozambicaine porte plainte une nouvelle fois contre toi n’est-ce pas ?
— On va voir. J’ai bien peur que la mère de mes enfants veuille aller jusqu’à la mort.
— La tienne l’artiste ?
— C’est plutôt sa tombe qu’elle creuse. Comme la tunisienne. Et toutes les deux emmèneront leur entourage avec elles.
— C’est pour cela que tu dis que ce sont des fascistes.
— Des dictateurs de pacotille. Elles sont pléthores et elles font beaucoup de mal sans l’assumer. Elles se disent toutes victimes.
— Elles souffrent.
— Oui, mais on ne peut rien pour elles.
— Le goût de mort le méditerranéen.
— C’est terrible d’avoir aimé des femmes comme ça. Si tu ne réagis pas à temps, elle peuvent te transmettre leur névrose.
— ‘It follows’ Julien.
— Tu regardes des teen-movies maintenant Kleber ?
— Celui-là c’est un masterpiece.
2/3
— Elle n’est pas bonne l’ambiance ce soir chez Christophe.
— Tu as raison Magalie, ça sent la merde.
— J’étais mieux au Mexique. Je sens qu’un truc homophobe ou raciste va s’abattre sur Arles.
— En 2013, la mozambicaine, lors du débat pour le mariage pour tous, m’avait dit sans retenue devant nos enfants comme à son habitude : « Elles et ils finiront par vouloir se marier avec des chiens. »
— Oh dirty.
— Ah ouais, elle elle en charie de la merde.
— Raciste, misogyne et homophobe, c’est le tiercé gagnant Julien.
— Mais le pire c’est qu’elle se prend pour Angela.
— Elle sait ce que sait que le communisme, le féminisme et la philosophie ?
— Elle n’a jamais ouvert un livre de sa vie. Elle passe son temps à bavarder au téléphone.
— Oh putain, Sandy est là. Il est déchiré.
— Il n’a pas arrêté de tiser depuis toute à l’heure.
— Il va faire du bruit.
— Oui mais il est inoffensif.
3/3
« Sale pédé ! » Voilà ta dernière phrase après que tu es laissé Sandy sur le carreau et te sois lâchement enfuit avec ton comparse Christophe. Je crois que tu peux chercher une autre ville pour refaire ta vie. Ici à Arles tu es grillé, tout le monde est au courant. Je rentre
Lolo. Très bientôt pour toi aussi ce sera la fin à Marseille. Ce qui te font allégeance vont te tourner le dos. Ça a déjà commencé.
P.-S. Les segments 1 et 2 seront modifés quand la demande me sera faite de choisir l’histoire de Armand pour le TOME 3 de LE FLUX ET LE REFUS.