CETTE PAGE DISPARAÎTRA QUAND LA DEMANDE ME SERA FAITE DE REMPLACER CETTE HISTOIRE PAR CELLE DE ARMAND
THIS PAGE WILL DISAPPEAR WHEN I WILL BE ASKED TO REPLACE THIS STORY WITH THAT OF ARMAND



LA MOZAMBICAINE

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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LE FLUX ET LE REFUS
TOME #3
PRÉAMBULE

Mesdames les juges,
les faits qui me sont reprochés sont avérés et mon intention n’est pas de minimiser mes responsabilités. Je conçois que mes choix de vie et ma personnalité devront être évoqués, mais il me semble qu’aborder le contexte familial a tout au tant son importance pour comprendre les évènements qui se sont produits.
Je n’ai pas revu Dominique depuis le premier confinement qui a débuté en mars 2020, et la dernière fois que j’ai revu Allan a été en juin de cette même année. Cristina a décidé de passer le confinement avec son compagnon à la campagne dans le centre de la France avec Dominique et Allan, et j’ai trouvé cette initiative très bonne. Ils sont tous les trois revenus sur Marseille dès que le confinement a pris fin durant le mois de mai.
J’ai été en contact téléphonique bien plus avec Dominique qu’avec Allan pendant ce premier confinement. J’ai bien senti le malaise d’Allan la seule fois où je l’ai eu au bout du fil pendant cette période, et j’ai donc préféré attendre que ce soit lui qui me recontacte. Les prises de contact avec Dominique n’ont certes pas été nombreuses, mais elles ont toutes étaient uniquement de mon fait (SMS et appels téléphoniques). J’attendais surtout son retour sur Marseille pour pouvoir le revoir comme nous le faisions régulièrement avant que débute le confinement.
Le 1er mai 2020 à 17:53 j’ai envoyé ce message à Allan : « Salut Allan. J'espère que tout va bien pour toi. J’essaie de joindre Dominique mais son téléphone ne répond pas. Pourrais-tu lui demander de m'appeler ? Merci. »
Allan a cru bon d’en avertir sa mère alors que j’aurai pensé qu’il allait communiquer simplement ce message à son frère. Dominique m’a rappelé le lendemain et il était extrêmement gêné. Cristina m’a appelé ensuite pour me rapprocher mon SMS qui selon elle avait été insultant vis-à-vis d’Allan et que j’aurai plutôt dû m’adresser à elle. Si j’avais décidé de ne plus appeler Allan pour de ne pas le déranger, j’étais tout de même resté en contact avec lui par SMS, en autre pour qu’il pense à appeler sa grand-mère qui se sentait très seule chez elle à cette époque. J’ai donc trouvé l’interprétation de Cristina exagérée et j’ai encore moins compris comment elle avait pu exprimer une telle opinion auprès d’Allan et Dominique sans en avoir discuté au préalable avec moi. Je tiens à préciser que je n’ai exprimer aucune colère à cette époque, pensant que ceci serait un non-évènement. Pourtant, les conséquences ont été que Dominique n’a jamais répondu à aucune de mes invitations à son retour sur Marseille. J’ai tenu au courant Cristina qui n’a jamais jugé bon de me répondre. Par contre Allan a répondu à une invitation à déjeuner que je lui avais faite fin mai. Nous avons convenu d’un jour et il devait me rappeler pour qu’on confirme le lieu et l’heure du rendez-vous. Il ne l’a pas fait et je l’ai recontacté pour qu’il me donne des explications. Selon lui il avait trop de travail, ce qu’il ne lui a pas permis de m’appeler pour annuler. J’ai averti Cristina, mais là aussi elle ne m’a jamais répondu. Toutefois j’ai pu voir Allan en juin pour lui remettre un document qu’il m’avait demandé. J’ai pu ainsi lui demander si mon SMS durant le confinement l’avait heurté. Il m’a répondu que non.
Nous avons eu 9 ans de vie commune avec Cristina, et il lui est arrivé de s’exprimer et d’agir sans retenu devant les enfants à de multiples reprises. En 2011 nous venions d’arriver en France et nous habitions chez ma mère à l’époque. Les disputes étaient fréquentes comme elles l’étaient déjà quand nous habitions au Mozambique. À la suite de l’une d’elles ne concernant que notre intimité, elle a décidé de montrer les photos de son père biologique à Allan pour qu’il sache la vérité selon elle. Je suis resté sans voix. Le lendemain Allan disait à ma mère qu’elle n’était pas sa grand-mère, que seul Dominique était son petit-fils. Allan avait 6 ans à l’époque, Cristina n’a jamais cru bon de revenir, ni sur ce qu’elle avait fait ce jour là, ni sur les conséquences néfastes qu’ont engendré son acte. Moi je n’ai jamais oublié.
Je conçois très bien que l’expression de ma colère a été disproportionnée, je la qualifierais d’acte d’auto-sabotage. J’ai poussé les curseurs au maximum et aujourd’hui je vois mal comment on pourrait encore me reprocher de préférer Dominique à Allan. Si Cristina reconnaît ses tords comme je reconnais les miens, je pense que faire acte de mémoire sera tout autant indispensable. Elle pourrait commencer à dire à nos fils en ma présence, que j’ai décidé de reconnaître Allan de ma propre initiative après la naissance de Dominique et quelles-ont été les raisons de cette décision. Ce dont je suis sûr, c’est que l’unique expression de mes regrets ne sera pas suffisante et que si Cristina décide de ne pas revenir sur certaines choses qu’elle a pu dire ou faire, il vaut mieux accepter la situation telle qu’elle est aujourd’hui. J’aime mes fils et je veux ce qu’il y a de mieux pour eux, et si les circonstances ne nous permettent pas de nous revoir, il m’apparaît plus important qu’Allan et Dominique puissent vivre dans la tranquillité.
QUATRIÈME DE COUVERTURE
Voilà à quoi vous avez participé madame. Il n’y plus rien à faire, lui et son frère sont perdus à mes yeux. Je suis assez content de ne pas avoir été le spectateur de leurs évolutions toutes ces années et encore plus heureux de ne pas les voir devenir les hommes qu’elle aura fait d’eux. Je ne sais toujours pas si la plainte de votre cliente est en cours. Si c’était le cas, mon tome 3 lui sera dédié. Car je lui laisse encore le choix. Je peux bien pourrir au fond d’une gaule comme elle en rêve, mais la vérité éclatera tout de même, et elle risque de faire des dégâts considérables. Je ne mange personne, mais je ne me laisse pas manger. Je serai bien prêt à mourir pour mes fils, mais certainement pas à les laisser me tuer. J’ai des combats à mener qui les concernent tous les deux et leur mère, et même vous si on y pense. Faites votre travail d’avocate et donnez les bons conseils à votre cliente. Il suffit que Cristina me demande d’arrêter et elle et ils n’existent plus. Et de fait moi pour eux tout autant.

Cordialement,

Julien Albertini
writer, visual artist(E) and photographer
⚐ JULIEN ALBERTINI POINT COM ⚑

DON'T BE SO RECKLESS

PIM LE CHAT (1/1)
— C’est quoi ce post sur Twitter Benoît ?
— Ben c’est mes shoes Julien.
— Tu sais que tu es maire maintenant. Fini le temps où tu arpentais les rues de Marseille en binôme avec Arnaud.
— Je fais ce que je veux.
— Fallait être artiste monsieur le maire, pas politicien.
— Aujourd’hui les genres tu sais le méditerranéen. Et puis : “Justice is not about popularity… No is not, but politics is.”
— Ah tu as regarder la bande annonce que je vous ai envoyer à Charlotte et à toi.
— Ouais mais je n’aurais pas le temps de regarder la série, même si c’est une mini(E).
— Tu as tord, c’est une histoire vraie et la fin pourrait te faire voir les choses autrement. T’en as fait quoi de la photo que tu m’as acheté au Zing Dégommé ?
— Je l’ai brûlée et j’ai jeté ses cendres à la baille en priant pour que tu meurs dans d’horribles souffrances l’artiste.
— On croirait entendre la mozambicaine : « J’avais commencé et j’ai pensé que tu allais arrêter mais ta folie et ton obsession pour moi ne te laisse pas réfléchir. Tu vas devoir subir les conséquences de tes actes. Cette fois tu vas finir en prison. Tu es aller trop loin. »
— Qu’est-ce que tu lui as répondu ?
— « Peut-être, mais cette fois je vais tout déballer. Et toi il faudra que tu sois présente au procès pas comme la dernière fois. »
— Son compagnon Freddie sait ce qu’elle t’as dit quand elle a su que tu fréquentais une autre femme alors que vous étiez séparés ?
— Non mais si je le rencontre un jour il le saura : « Moi je suis resté fidèle à mes goûts, je suis avec un blanc. »
— Putain c’est raciste ça.
— Mais Benoît on peut être noire et une femme et être tout autant raciste et misogyne.
— Misogyne aussi !
— Un jour en écoutant la radio sur un fait divers qui s’était déroulé au Brésil, une sale histoire de viol collectif sur une pauvre petite, elle m’a dit : « Elle l’a bien cherché, je suis allée voir les images sur internet. Elle s’habillait comme une pute. »
— Oh dirty. Elle porte à nouveau plainte contre toi ?
— Ça se fait en ligne maintenant, elle m’a envoyé la copie d’écran.
— Et son avocate ne lui dit pas d’arrêter les frais ?
— Son avocate lui dit ce qu’elle a envie d’entendre comme son hypnothérapeute.
— Quels charlatans ceux-là. Tu avais dissuadé Emy la performeuse qui te suit encore sur Twitter il me semble.
— Ouais celle-là il faut que j’aille la voir à Endoume pour parler un peu. À l’avocate de la mozambicaine j’ai dit : « Au vu du verdict la lettre que j'ai remise lors du procès a dû faire son effet. Concernant la juge pour enfants on ne peut pas dire et pourtant c'était la même. Sa non-présence lors du procès, ça la juge n'a pas apprécié. Un jour Allan et Dominique la lirons. J'espère pour vous que vous l'avez lu. Je m'apprête à être plus exhaustif dans le tome #3 de ma trilogie et j'espère que tout se passera bien d'ici là, car je tiendrai responsables tous celles et ceux qui auront participé à la mascarade. Déjà Allan s'est fait renvoyer de l'internat en fin d'année dernière. L’enfant roi en mode toutou à sa maman, un couple malsain. »
— Un jour il va tomber ce petit et avant ça il risque de faire mal aux femmes à cause d’elle. Et Dominique ?
— Je ne m’inquiète pas pour lui.
— Tu vas bloquer le flux ?
— Cette fois-ci pour un bon moment.
— Je ne te crois pas Julien.
— Je te le jure sur la tête ma mère Benoît.

Australian Crawl - Reckless (Don't be so…) (1983)

WHAT DO YOU FEAR MISTER MAYOR?


“Justice is not about popularity… No is not, but politics is.”
Bob Balaban & Oscar Isaac

Show me a hero (2015)

CRISTINA
1/4
Cristina, tout le monde sait que tu bades ce que je fais depuis des années. Crée-toi un compte anonyme ça sera plus simple. J’ai dit à notre ancien dentiste sicilien qu’il pouvait faire ce qu’il voulait. Tous mes profils sont ouverts et ils l’ont toujours été. Je ne bloque personne. Ce qui est important à suivre sur @triplejulienalbertini, mon compte qui compte, ce sont les gens que je suis. Demain c’est jour de purge, je transfers les récalcitrantes et les récalcitrants sur @oliviercatz. Tu pourras réellement te rendre compte. Je vais aller me coucher, j’espère qu’à présent tu trouves le sommeil plus vite que quand nous étions en couple. Embrasse les garçons pour moi. Et ne t’en fais pas, je trouverai bien deux images pour rééquilibrer ma mosaïque en trois demain à mon réveil. Boa noite a minha ex-esposa.

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Puisque nous n’avons pas pu avoir notre discussion en début de cette année à Paris, nous allons l’avoir ici Dominique. Cette image Mauro pourrait te l’expliquer, mais pour cela il aurait fallu que ta mère continue à vous parler en portugais quand nous sommes arrivés en France en 2011 à toi frère et à toi. Au lieu de ça tu parles italien, alors que moi pas. La bolognaise végétarienne vient d’avoir une fille, Libera, et elle serait ravie que tu viennes avec moi dans sa ville pour nous faire la traduction. En effet cette langue je l’ai dans l’oreille, mais elle ne sort pas encore de ma bouche. Je savais ce que je faisait en postant cette image en 2020, je prévoyais de te l’offrir à ta majorité. Au lieu de ça, elle m’a permis de me débarrasser de ta mère. Pour un temps seulement. Elle croit que son pouvoir de mère est éternel. Elle se met le doigt dans l’œil.

3/4
Et toi Allan, soit sûr d’une chose, celui qui t’ouvrira les yeux ce sera ton petit frère que tu as cru pouvoir être le père, fou que tu es.

4/4
Si nos garçons partent à la guerre alors que je t’ai supplié de t’asseoir sur ton rêve occidental et de les ramener au Mozambique Cristina, la branlée que je m’apprête à mettre à Papacito en fin d’année et en ricochet en début de la prochaine à Lolo, ne sera rien en comparaison à celle que je te réserve.
SALAZAR & FRANCO
— Salazar*. Elle aurait été autrichienne Carlos qu'ils auraient voulu s'appeler Hitler.
— Tu exagères Julien.
— Ah bon. Et toi si tu devais t'appeler Franco** ?
— Certainement pas cabrón.

* António de Oliveira Salazar, né le 28 avril 1889 à Vimieiro et mort le 27 juillet 1970 à Lisbonne, est un homme d'État portugais, qui fut le Premier ministre du Portugal de 1932 à 1968. Arrivé au pouvoir sous la Dictature nationale (Ditadura Nacional), il la transforma en Estado Novo (« État nouveau »), un régime dictatorial et corporatiste qui dirigea le Portugal de 1933 à 1974.

** Francisco Franco Bahamonde, né le 4 décembre 1892 à Ferrol et mort le 20 novembre 1975 à Madrid, est un militaire et homme d'État espagnol, qui instaura en Espagne, puis dirigea pendant près de 40 ans, de 1936 à 1975, un régime dictatorial nommé État espagnol.

PEOPLE FORGET

PIM LE CHAT 1/1
“The sun shines, and people forget, the spray flies as the speedboat glides, and people forget, forget they're hiding, the girls smile, and people forget, the snow packs as the skier tracks, people forget, forget they're hiding.”
The Who - Eminence front (1982)
PARAGRAPHE 1
À mon retour de mon premier séjour au Mans en 2019 je pris une décision drastique. Vendre mon appartement au 23 boulevard Eugène Pierre à Marseille. De fait j’allais abandonner la garde partager de mes deux garçons Allan et Dominique. J’ai prévenu mes parents et Cristina mon ex-épouse. Comme attendu ma mère l’a très mal pris, mon père n’a pas compris et Cristina a jeté de l’huile sur le feu comme à son habitude. Elle m’avait plusieurs menacé de reprendre les enfants avec elle et de rentrer avec eux au Mozambique. Aujourd’hui elle prétexterait que c’était du bluff, comme le jour elle m’a menacé avec un fer à repasser devant nos fils. Je lui ai pris des mains et j’ai levé la mienne sur elle. Elle m’avait déjà invité à le faire plusieurs fois quand nous vivions au Mozambique. Ce soir-là elle jubilait. Elle sauta sur son mobile et appela la police. Ils arrivèrent et elle toute excitée les reçu pendant que je restais silencieux et les garçons abasourdis. Les deux agents recueillir sa version des faits puis vinrent vers moi. Je donnais ma version. Quatre mois que nous étions séparés mais que nous vivions sous le même toit. Moi dormant dans le salon et elle dans la chambre. Une semaine avant la gifle je lui avait appris que je voyais une femme depuis environ deux semaines. Elle m’avait alors sincèrement félicité. Cinq jours après, un soir où j’était avec Cécile et où c’était elle qui devait rester à la maison avec les enfants, elle m’appela pour me demander de venir lui ouvrir la porte de l’immeuble. Elle était descendu passer ses coups de fil quotidien mais avait oublié de prendre ses clés avec elle. Je m’exécutais. Il ne me fallut pas plus de cinq minutes, ce qui l’a mis en colère. En effet, cela signifiait que la femme avec qui je débutais une relation n’habitais pas loin de mon appartement. Selon Cristina c’était un manque de respect envers elle. Quelques semaines plus tard, elle me dit que son copain lui habitait sur Paris. En effet, je sus qu’elle aussi avait une relation et depuis bien plus longtemps que moi. Après que j’ai exposé les fait aux deux policiers, ces derniers dirent à Cristina qu’il était temps qu’elle quitte l’appartement, ce qu’elle fit le lendemain.
PARAGRAPHE 2
Nous étions divorcés depuis environ un an et je venais tout juste de vendre mon appartement. Immédiatement après avoir reçu les fonds, je m’acquittais de toutes mes dettes auprès de Cristina. Un jour je reçu un appel de sa part. Elle était très énervé. Elle me rendait responsable de la somme trop élevée selon elle qu’elle devait aux impôts concernant sa taxe d’habitation. Elle me dit aussi qu’elle avait tout juste débuté une analyse avec une hypno-thérapeute et que le voile s’était levé pour elle. J’étais la cause de tous ses malheurs. Une conclusion obtenu dès sa première séance. J’étais mal en ce début d’année 2019. J’avais dû retourné vivre chez ma mère ne pouvant pas louer d’appartement malgré le montant que j’avais sur mon compte. Il aurait fallu que ma banque se porte garante et mon conseiller financier m’avertit que si je faisais une demande, elle serait refusée. Je doutais de la décision que j’avais prise. pour tenter de faire baisser la tension, je dis à Cristina que j’allais lui avancé la somme qu’elle devait aux impôts et qu’elle me rembourserait quand elle pourrait. Elle ne m’a jamais remboursé.
PARAGRAPHE 3
Je n’ai pas demandé la main de Cristina. C’est elle qui m’a dit qu’il fallait qu’on se marie car sa famille n’accepterai pas que l’on ait un enfant sans l’être. Sa plus jeune sœur eu un enfant quelques année plus tard sans qu’elle soit marié. Elle eu encore un autre enfant avec un père différent du premier enfant. Et encore fois elle ne se maria pas. Cristina m’avait avoué qu’elle avait demandé à sa mère, alors qu’elle était tout juste majeure, de suivre un jeune suisse qui allait rentré chez lui alors qu’il venait de passer quelques mois au Mozambique. Sa mère refusa. Quand j’ai rencontré Cristina, elle avait un enfant qui allait avoir deux ans. Il nous a rejoins dans l’appartement dans lequel nous avons vécu pendant six ans, un mois après notre emménagement. Il m’a appelé papa au bout de deux jours, ce qui a mis en joie sa mère. Quand Dominique est née, je suis allé le reconnaître à l’ambassade de France du Mozambique et à l’administration mozambicaine. À cette époque Cristina était en procédure pour faire reconnaître son fils Allan par son père biologique Ali. Je lui ai dit d’arrêter, que j’allais reconnaître Allan et que tous ensemble, elle, Dominique, Allan et moi, allions passer à autre chose. Elle apprécia et accepta. Aujourd’hui quand je lui demande de raconter cette histoire à Allan, elle me répond : « Je ne t’ai rien demandé Julien. »
PARAGRAPHE 4
Nous arrivions en France en 2011, Cristina, les garçons et moi. Nous allions habité chez ma mère. Elle très magnanime, nous laissa sa chambre à Cristina et moi et nous installèrent Allan et Dominique dans ma chambre d’enfant. Mon père était convaincu de m’avoir trouvé du travail chez un reprographe avec lequel il avait travaillé quand il bossait encore à la ville de Marseille. Ma mère y croyait dure comme fer. Non seulement l’ancien fournisseur de mon père n’avait aucun besoin d’un nouveau technicien derrière ses machines, mais pour pouvoir être engagé pour un quelconque emploi, il fallait encore que je réactive mes droits à la sécurité sociale, car aillant vécu plus de six ans à l’étranger, j’étais encore sous un régime spécial des français de l’étranger. Nous posions à peine nos bagages et la pression était énorme, et bien sûr les garçons en pâtirent. Celui des deux qui somatisa le plus fût Allan. Il recommença à faire pipi au lit et eu une rage de dent : « Julien, tu dois t’occuper de faire voir à ton fils un dentiste de toute urgence. » Me dit ma mère. Nous étions en plein mois de juillet. Cristina eu des douleurs insurmontables selon elle à l’estomac : « Il faut que tu l’amènes aux urgences Julien. » Me dit encore mère. On voyait dans le regard de Dominique, qui avait quatre ans à l’époque, une inquiétude parfois, mais sa joie le préserva. Cristina estimait que lui faire l’amour était mon devoir de mari. Elle en parla à mon père qui n’hésita pas un seul instant pour venir me faire la morale : « Un homme a des responsabilités mon fils envers sa femme. ». Elle et il n’obtinrent pas de moi que je m’exécute. Cristina me dit tout d’abord : « Si Allan devient homosexuel un jour, ce sera ta faute Julien, ce sera parce que tu ne m’auras pas fait l’amour plus régulièrement. » Lors de notre confrontation dans le commissariat des Chartreux où elle avait déposait plainte en 2020, je relatais cette phrase et Cristina eu comme réaction de dire à l’agent de police : « Vous vous rendez compte madame, il a raconté ça à Allan. On ne dit pas ces choses là à un enfant. »
LE FLUX ET LE REFUS
tome 3

THE BLONDE(s)

PIM LE CHAT (2/2)
1/3
J'ai l'habitude de dire : « Je vais t'en mettre une et tu vas pouvoir te toucher les deux oreilles avec la même main. » Et tu me taquines sur la manière dont j'enroule mon pied gauche !? Parce que je dis aussi : « Pour l'instant tu as eu de la chance, je n'ai utilisé que mes paluches. Mais je peux te finir avec mes panards. » T'as oublié un truc mon Calimero de Bourgogne. La tête. Pourtant tu m'as vu l'utiliser et même la perdre quelques fois. J'ai deux souvenirs. 1984. L’Euro, 9 buts, mais un qui marque. Comme sur un terrain de tennis en montée au filet en décroisé. Je te laisse deviner lequel et contre qui. Si tu as un doute va sur Dailymotion. Et bien sûr 1993. J’y étais, j'avais 17 ans, c'était à Munich.

P.-S. Ça se finit toujours en 'i' ma parole ; Platini, Boli, Rudi. Il m'a dit en CM1 : « Albert* comme Albert et Tinni(E) comme la poupée ». Monsieur Vidal, qui nous avait aussi fait part de son goût pour la peine de mort. S'il ne l'est pas aujourd'hui, on se doute bien de son vote.

* J'ai donc aussi des origines germaniques. Il m'a dit un jour : « Moi je m'appelle Mohamed, mais au travail je suis NAZ(i). »

2/3
Il m'a dit : « Oh ça va Julien, c’était pour déconner. C’est fou comme tu es soupe au lait. » Je lui ai répondu : « À ce moment quand tu m’envoies cette image Calimero, une plainte a été déposée. » Il m'a répondu : « Et alors on est à Marseille ou bien… Non c’est bon, je n’ai pas besoin de ton d’aide, tu m’as déjà assez ramassé comme ça. » Moi : « Je ne sais pas comment ça se passe en Ardèche ou en Bourgogne, mais le président lui a dit… » Lui : « QUOI ENCORE ! TU NE VAS PAS ME RAMENER MANU DANS CETTE HISTOIRE TOUT DE MÊME. JE TE L’AI DIT, JE SUIS APOLITIQUE. » Moi : « Tu parles comme l’eunuque à présent calimero. Donc il lui a dit : « Vous ne prenez pas d’avocat madame ? Mais vous vous rendez compte que vous le soumettez à de la prison ferme ? Pour cause de grève des avocats je suis obligé de reporter l'audience. » Lui : « HEY L’ARTISTE, ELLE VOULAIT JUSTE T’HUMILIER. ET EN PLUS RAPPELLE-TOI, ELLE N'EST MÊME PAS VENUE À LA SECONDE AUDIENCE. » Moi : « Oui et ça a fait sourire le président. Mais pourquoi elle n’a pas plutôt fait une sculpture de moi avec un plug dans le cul comme elle a l'habitude de faire ? » Lui : « Regarde je retrouve mes minuscules. Ça aurait été te reconnaître comme Artiste l’artiste. »

3/3
— Alors comme ça monsieur préfère les brunes.
— Comment te dire, il y a des évidences qu'on ne peut contourner l'ami, et puis celle-là est anglaise. Et de fait encore moins ma came.
— Pourtant il y en a une qui te l'a mis bien profond Julien. Mais c'est lequel que tu as choisi ?
— Je t'ai dit que c'était un mec Olivier. Eunuque de surcroît. Le choix est pléthore. Caligula aurait été trop facile. Et pour que tu ne fasses pas d'erreur, elle y est habillée comme Madonna par Jean-Paul.
— Ah je comprends mieux. Tu peux basculer à la vapeur, mais tu restes toujours actif.
— Le drame dans tout ça c'est qu'elle a dû dire à la grande barbue suisse que j'avais posté en dépit amoureux.
— Mais tu m'as pas dit que c'était professionnel.
— Je la plains.
— Mais qui ça ?
— La grande barbue suisse qui est con comme un belge. Il cherche un papa et de préférence un artiste.
— C'est logique, un eunuque qui veut se faire mettre en orbite.
— Il aurait mieux valu qu'il reste avec sa communauté d'artistes orgasmiques et qu'il se dispense de fractionner en exposition collective avec nous. j'ai compris plus tard qu'il n'avait que du mépris pour notre Travail.
— T'as levé les masques l'artiste.
— Je ne voulais pas l'ébéniste, c'est malgré moi.
— Tu vas les mettre à genou(X) maintenant ?
— Si j'y suis obligé. Il faut au moins qu'ils en mettent un à terre. Je ne suis pas crâneur, je suis déjà passé à autre chose. Il faut que je parle à la princesse du Mans. Maintenant je peux m'occuper de gérer ses parasites.
— À quelle heure part ton train ?
— À 07h26 le mercredi 12 juin.

Blondie - Heart of class (1978)

IT'S NOT GOD ALBERT, IT'S MICHAEL, MY LOVER


“Try the cock Albert, it's a delicacy.”
Helen Mirren

Peter Greenaway - The cook, the thief, his wife and her lover's (1989)

DOMINIQUE
Bonjour Dominique, je t’écris ce message ne sachant pas si tu vas le lire. Si c’est le cas, il y a encore plus de chances que tu n’y répondes pas. Je continue à faire l’effort avec toi car tu as encore l’âge ou les choses peuvent se réparer. Ça je l’ai dit à ta mère. Je n’accepterai pas de te revoir si tu reviens vers moi en étant trop âgé. C’est plus pour elle et toi que j’ai voulu te voir en janvier de cette année. Elle car ton frère et toi ne resteraient pas ses petits garçons toutes vos vies, et toi je viens de te l’expliquer. Donc ne pas vouloir me rencontrer maintenant, c’est faire un choix lourd de conséquences pour vous. Moi je ne serai bientôt plus là et ma disponibilité ne sera plus la même. Je suis sur Paris encore aujourd’hui. Et je serai sur Marseille jusqu’à la fin de l’année. Mais peut-être que je partirai avant. Pense par toi-même mon fils. Moi je ne demande qu’à discuter, au moins une dernière fois avec toi, quand il en est encore temps.

P.-S. J’espère pour toi que tu sais comment marche les réseaux sociaux. Si je vous ai mis à ton frère et à toi des iPod Touch dans les mains très tôt, c’était pour que vous ne soyez pas dupes. Comme pour ton compte Instagram, c’est TikTok qui m’a prévenu. Si tu veux passer à travers, tu n’hésites pas à me demander, je peux t’expliquer comment faire. Moi je m’en branle. Tous mes profils sont ouverts, et c’est là où est ma force. Même toutes tes activités en messages privés sont épiés. Mais est-ce si grave du moment ce n’est pas moi qui est l'œil dessus ?

NON CAPITO ITALIANO


« Je n'ai besoin de rien*. »
Marco d'Amore

Claudio Cupellini - Una vita tranquilla (2010)


*Je le lui dis : « Bonjour Luna, Marco dit le mot ‘niente’ et moi je comprends qu’il lui dit “Je n’ai besoin de rien.” Sauf que quand je fais traduire cette phrase en italien par Google, j’ai comme résultat : “Non ho bisogno di nulla.” Si tu peux m'aider, merci d’avance. » Elle me répond : “Ecco cosa dice: ‘Non tengo bisogno di niente.’ Parla in napoletano. ” Je lui réponds : “Grazie mille.”
BONUS
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Il me dit : « Tu as gardé ton logo original Julien. Cette déclinaison de ta silhouette enfantine par trois. L’enfant cow-boy. Mais il y a aussi l’enfant pierrot. Ces logos me sont familiers. Quand je suis revenu à Paris en 2007, j’allais souvent sur ton site internet. Je crois qu’à l’époque, ou peu de temps après, tu es parti en Afrique. Je ne me souviens plus exactement du pays. À l’époque, je me mettais petit à petit au vjing et j’allais souvent sur TRIPLEAIM.COM qui est devenu aujourd’hui JULIENALBERTINI.COM. Je trouvais tes vidéos et tes montages inspirants ainsi que le choix de tes bandes-son. Je me souviens encore de ta vidéo en noir et blanc avec les pictogrammes du bonhomme aux feux rouges qui virevoltaient dans la nuit sur la musique de Fugazi. Tu faisais partie de mes sources d’inspirations sans que tu le saches. Je ne savais pas si on se recroiserait un jour, mais j’aimais bien l’idée que tu existes quelques part, toi et ton fameux logo. Mais bref, quand nous avons été rattrapé par les réseaux sociaux, Instagram en l’occurrence, je n’ai pas été déçu de la façon dont tu t’étais réinventé artistiquement. Je n’ai pas la prétention de comprendre tout ce que tu fais, mais il y a une dimension de mémorialiste du moment présent qui me fascine. Tes pratiques de l’art et de l’écriture ne sont pas académiques, et justement elles font du bien dans ce sens. Même quand c’est dérangeant. Et puis tu colles parfaitement à cette citation de René Char auquel je me soumet depuis bien longtemps : ‘Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience’. Voilà mon ami. Passe une bonne journée, Jean-Paul ». Elle me dit : « Quel beaux mots qui doivent mettre du baume à ton cœur d'Artiste. Une sacré déclaration d'Amour pour ton Travail. Amitié, Nadia ».

2/4
— Breakfast?
— Non, je fête un truc.
— Ne crions pas victoire trop vite.
— J’ai dit à la dame hier : « Tu sais ce que j’ai pensé quand mon plus jeune fils est né Nadia ? » Elle m’a répondu : « Non Julien. » Je lui ai répondu : « Que je pouvais mourir. » Elle : « Tu penses toujours la même chose aujord'hui ? » Moi : « Non. Il y a bien mon frère Mathis, mais à présent je dois encore assurer mes arrières. » Elle : « Avec moi !? Mais nous allons devoir aller dans la ville de Clara pour que je me fasse inséminer. Si tu avais dû donner ton sperme, il aurait fallu que je débourse 11000€ au lieu de 4000€ pour un donneur anonyme. Et puis pour moi tu sais ce qu’il en est. Nous avons essayé pourtant. » Moi : « Je te l’ai dit, il ne faut avoir aucun regret. Peut-être qu’à Barcelone ça ne marchera pas non plus ? Il y a encore l’adoption. » Elle : « Comme tu as fait pour ton fils aîné. » Moi : « Je n’ai eu qu’à le reconnaître après la naissance de Dominique. » Elle : « Tu as dit à Cristina d’arrêter ses démarches judiciaires avec le père biologique de Allan et que tu allais le reconnaître lui aussi. Et elle n’a aucune reconnaissance pour ça ? » Moi : « Elle dit qu’elle aime ses enfants, alors qu’elle ne se rend pas compte qu'elle aime bien plus être aimé par eux. » Elle : « Pour une mère qui veut se faire passer pour protectrice c’est plutôt paradoxal. » Moi : « Elle se croit intelligente alors qu’elle n’est qu’instinctive. » Elle : « Elle lira ces mots ? » Moi : « Très certainement. » Elle : « Elle ou il portera ton nom. Viens près de moi Julien, j’ai froid. » Moi : « Mais il fait prêt de 26 degrés. » Elle : « Viens. »
— C’est une putain d’histoire monsieur.
— C’est ce qui accroche.

IF YOU GET DOWN GET UP

PIM LE CHAT 1/1
“Today's your day, I feel it, you paved the way, believe it, if you get down get up, oh, oh, when you get down get up, eh, eh, tsamina mina zangalewa, this time for Africa.”
Shakira - Waka Waka (2010)
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— Au tout début de notre rencontre tu m’as dit : « Julien, il serait temps que l’on s’exprime autrement sur les réseaux sociaux histoire de palier à cette conformité ambiante. »
— C’est vrai, mais comme tu as pu le constater je n’applique que très peu cet adage à ma propre pratique.
— Tu dois vendre tes productions Stéphanie. Et quel meilleur endroit que Facebook, Instagram et Twitter pour le faire. La technique de vente la plus employée est celle qui consiste à être le plus proche de sa cible et de ne surtout pas innover dans l’approche. C’est ce que tu vends qui doit faire la différence.
— Oui, mais je pourrais peut-être y mettre un peu de poésie ?
— Tu es folle, tu te tirerais une balle dans le pied.
— C’est donc à vous les artistes d’ouvrir la voie.
— Y mettre du style bien sûr, car sans cela rien n’existe, mais y mettre du sens.
— Politique ?
— Bien sûr, et social. Nous vivons une période historique où de grands bouleversements vont se produire. Et pas que dans la joie et la bonne humeur.
— Et ça risque d’être violent.
— C’est certain. Celles et ceux qui veulent partir au combat la fleur au fusil vont se faire dégommer.
— Certaines et certains pensent aussi qu’en se terrant dans des trous, rien ne leur arrivera.
— Elles et ils subiront le même sort que les combattants du dimanche.
— La violence que tu prônes l’artiste, c’est celle de la réaction, je me trompe ?
— Et de l’attitude. La réponse à la brutalité.
— Encore une question de vocabulaire pour certaines et certains.
— Il me fatigue celles et ceux qui ne veulent pas saisir la nuance. Ça confond ‘exergue’ et ‘exècre’: « Le principal c'est que je me comprenne Julien. »
— Moi là je t'avoue que je ne comprends pas.
— Si elle nous lit elle oui. Il y a des mots tabous dans notre société occidentale, et je mets ‘violence’ au sommet de la pyramide.
— C’est très Chrétien.
— La tunisienne croît s’être émancipée de la soumission alors qu’elle a juste basculé dans la prostration sans s'en rendre compte.
— Ah okay, maintenant je comprends. La libertaire inconséquente. Cette conversation tu vas la sauvegarder n’est-ce pas ? — Oui.
— Te rends-tu compte que tu deviens de plus en plus didactique ?
— En effet Stéphanie. C’est parce que je m’apprête à écrire un texte qui le sera totalement, et qui ne sera ni partagé, ni envoyé, mais qui sera lu.
— C’est ce que tu croyais l’artiste. À présent ce texte est le préambule de cette page.
— J’aurais préféré que tout ce qui est exposé ici reste dans la sphère privée, crois-moi.

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Elle me dit : « Je suis retourné sur ton site internet. J’avais été cueilli à notre rencontre et j’avais décidé de ne plus y retourner. Je t’ai eu toi et je ne voulais aucune perturbation à ce que nous allions vivre et je crois que j’ai bien fait. J’ai lu l’ultime SMS que tu as envoyé à ton ex-épouse et à tes garçons. C'est important que tu fasses entendre ta voix. Ta médiation est l'écriture. Ton mode d'expression. À travers ce texte j'entends la voix d'un père qui aime ses fils et qui se sent obligé de poser des limites pour ne pas sombrer. Et sauver sa peau. C'est une démarche artistique singulière, entremêlées avec ta vie intime dont je fais parti. J’ai préparé un bon petit déjeuner pour bien commencer la journée Julien. Je t’attends, Nadia ».

WHATEVER STANDS IN OUR WAY, WE WILL DEFEAT IT


“We're the last Lannisters, the last ones who count.”
Lena Headey

Game of thrones (2011-2019)

JULIEN ALBERTINI
writer, visual artist(E) and photographer
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+33 (0) 6 52 65 08 68
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