— C’est quoi ce post sur Twitter
Benoît ?
— Ben c’est mes shoes Julien.
— Tu sais que tu es maire maintenant. Fini le temps où tu arpentais les rues de Marseille en binôme avec
Arnaud.
— Je fais ce que je veux.
— Fallait être artiste monsieur le maire, pas politicien.
— Aujourd’hui les genres tu sais le méditerranéen. Et puis : “Justice is not about popularity… No is not, but politics is.”
— Ah tu as regarder la bande annonce que je vous ai envoyer à
Charlotte et à toi.
— Ouais mais je n’aurais pas le temps de regarder la série, même si c’est une mini(E).
— Tu as tord, c’est une histoire vraie et la fin pourrait te faire voir les choses autrement. T’en as fait quoi de la photo que tu m’as acheté au
Zing Dégommé ?
— Je l’ai brûlée et j’ai jeté ses cendres à la baille en priant pour que tu meurs dans d’horribles souffrances l’artiste.
— On croirait entendre la mozambicaine : « J’avais commencé et j’ai pensé que tu allais arrêter mais ta folie et ton obsession pour moi ne te laisse pas réfléchir. Tu vas devoir subir les conséquences de tes actes. Cette fois tu vas finir en prison. Tu es aller trop loin. »
— Qu’est-ce que tu lui as répondu ?
— « Peut-être, mais cette fois je vais tout déballer. Et toi il faudra que tu sois présente au procès pas comme la dernière fois. »
— Son compagnon Freddie sait ce qu’elle t’as dit quand elle a su que tu fréquentais une autre femme alors que vous étiez séparés ?
— Non mais si je le rencontre un jour il le saura : « Moi je suis resté fidèle à mes goûts, je suis avec un blanc. »
— Putain c’est raciste ça.
— Mais Benoît on peut être noire et une femme et être tout autant raciste et misogyne.
— Misogyne aussi !
— Un jour en écoutant la radio sur un fait divers qui s’était déroulé au Brésil, une sale histoire de viol collectif sur une pauvre petite, elle m’a dit : « Elle l’a bien cherché, je suis allée voir les images sur internet. Elle s’habillait comme une pute. »
— Oh dirty. Elle porte à nouveau plainte contre toi ?
— Ça se fait en ligne maintenant, elle m’a envoyé la copie d’écran.
— Et son avocate ne lui dit pas d’arrêter les frais ?
— Son avocate lui dit ce qu’elle a envie d’entendre comme son hypnothérapeute.
— Quels charlatans ceux-là. Tu avais dissuadé Emy la performeuse qui te suit encore sur Twitter il me semble.
— Ouais celle-là il faut que j’aille la voir à Endoume pour parler un peu. À l’avocate de la mozambicaine j’ai dit : « Au vu du verdict la lettre que j'ai remise lors du procès a dû faire son effet. Concernant la juge pour enfants on ne peut pas dire et pourtant c'était la même. Sa non-présence lors du procès, ça la juge n'a pas apprécié. Un jour Allan et Dominique la lirons. J'espère pour vous que vous l'avez lu. Je m'apprête à être plus exhaustif dans le tome #3 de ma trilogie et j'espère que tout se passera bien d'ici là, car je tiendrai responsables tous celles et ceux qui auront participé à la mascarade. Déjà Allan s'est fait renvoyer de l'internat en fin d'année dernière. L’enfant roi en mode toutou à sa maman, un couple malsain. »
— Un jour il va tomber ce petit et avant ça il risque de faire mal aux femmes à cause d’elle. Et Dominique ?
— Je ne m’inquiète pas pour lui.
— Tu vas bloquer le flux ?
— Cette fois-ci pour un bon moment.
— Je ne te crois pas Julien.
— Je te le jure sur la tête ma mère Benoît.
Australian Crawl -
Reckless (Don't be so…) (1983)