— Tu m’obliges et tu sais que je ne veux pas.
— On fait bloc t’a dit ma sœur.
— Qui ça ?
— Tout le monde. Ta mère et ton père aussi. Tu as bien raison, c'est vraiment une lavette celui-là.
— Je n’ai plus l’ambition de la changer l’ivoirienne. Et lui…
— Appelle-moi la lionne de Montmartre !
— Certainement pas.
— Please, je n’y arrive pas.
— J’espère que la dispute que j’ai eu avec ma mère hier soir sera la dernière.
— C’est peine perdue mon amour. Elle n’admet pas de devoir se soigner. Tu pourras tenter de la ramener à la logique, elle rebondie sur les mots comme moi.
— J’ai déjà vécu ce que tu me fais subir Nadia. Je ne vais pas te laisser faire comme avec la mozambicaine.
— Je n’y arrive pas, help me.
— Si tu ne veux pas te soigner aussi, c’est peine perdue tout pareil.
— Tu as dit à ma sœur que mon père voulait que tu aies son contact, ce n’est pas vrai.
— True. Mais je m’en suis rendu compte hier. C’est lui qui veut mon contact que tu ne lui a pas donné.
— Tu n’en sais rien.
— Je présume. Mais je peux me tromper. Par contre j’ai le numéro de ta mère.
— Quoi !?
— Oui, tu me la donnais le même jour que celui de ta sœur pour les prévenir de la naissance d’Isaac.
— Quelle conne !
— Je ne lui enverrai pas l’enregistrement où tu me heurtes et où l’on entend la tête d’Isaac taper contre la porte.
— Je l’aime tellement.
— Non tu n’aimes pas. Tu en fais ta chose. Tu sais ce qui va se passer quand tu vas comprendre que tu es dos au mur et que même ma mort ne te sauvera pas ?
— Médée.
— J’ai tenté de l’expliquer à ta sœur.
— Je vais me soigner correctement promis. Toi tu n’as pas besoin, Michel le psychomotricien te l’a dit et il en connaît un rayon sur les maladies mentales.
— Il m’a invité à assister à l’une de ses séances hier. Il m’a présenté comme son stagiaire.
— Tu vas recommencer ?
— Sans aucun doute. Ce type est un pro.
— J’aurais à apprendre de lui.
— For sure. En attendant je veux pour ce week-end que ça s’arrête maintenant.
— C’est ce que tu as dit à Steevie et Françine dans ton dernier message que tu leur as envoyé. Vont-ils enfin t’écouter ?
— Je ne sais pas.
— Je vais te rendre le dessin vert avec Cécile dessus. Aussi la photo de ta bite et te rembourser le balais à chiottes qui t’a coûté un peu plus de 3 euros.
— Muito obrigado.